Le budget cristallise l’opposition gauche-droite

Ville de GenèveAu Municipal, le débat a fait rage mercredi soir sur la question du budget 2018, toujours à l’étude.

Sami Kanaan s'est inquiété de voir les 12e provisionnels se prolonger.

Sami Kanaan s'est inquiété de voir les 12e provisionnels se prolonger. Image: Georges Cabrera

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C’est à un tour de chauffe du débat budgétaire que le Municipal de la Ville de Genève s’est livré mercredi. La droite élargie a demandé à l’Exécutif de réactualiser le budget 2018, qui n’a pas encore été voté. Et ce, afin de réintégrer les 2,45 millions de francs de coupes refusés dimanche par le peuple. Mais aussi de tenir compte de l’éventuel report de la subvention cantonale pour le Grand Théâtre. Ainsi que des 8,5 millions de francs de recettes des horodateurs que se disputent la Ville et l’État. De quoi menacer l’équilibre du budget 2018 selon la droite, majoritaire.

Les motionnaires reprochent au Conseil administratif «son refus d’avoir la moindre discussion avec le Municipal pour négocier et trouver une majorité politique». Le conseiller municipal PLR Rémy Burri lance l’offensive contre l’argentière PS Sandrine Salerno: «Vous nous demandez de voter un budget la tête dans le sac.» Son collègue Simon Brandt renchérit: «Le consensus, ce n’est pas imposer sa volonté. Nous vous tendons la main une dernière fois. Si vous ne la saisissez pas, vous porterez l’entière responsabilité du blocage.»

Un point de vue que ne partage pas l’Alternative. «La population a dit non à six reprises au budget de droite», souligne le conseiller municipal PS François Mireval, en référence à la victoire du 2 fois non du 5 juin 2016 et aux 4 fois non du 4 mars. «J’ai l’intime conviction que vous ne voulez pas de budget 2018 pour la Ville de Genève», réagit Sandrine Salerno sans cacher sa lassitude. Son collègue chargé de la Culture, Sami Kanaan, s’inquiète de voir les 12e provisionnels (ndlr: ce système consiste à diviser le budget de l’année précédente en douze mois) se prolonger. «Cela pose de plus en plus de problèmes de fonctionnement, notamment pour les festivals. Votre choix politique paralyse cette ville.» Après deux heures de débat, les positions ne semblaient pas avoir bougé d’un iota. (TDG)

Créé: 08.03.2018, 16h31

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