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On a fait la bombe au Grand Théâtre

Une première pour la maison lyrique: samedi, c’était DJ et «light show» dans les étages.

Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théatre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théatre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théâtre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théâtre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théâtre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. KILLA beats swag electro pure vinyl. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
Genève, 7 septembre 2019. Le Grand Théâtre fait du clubbing: Late Night avec concerts et DJ. KILLA beats swag electro pure vinyl. Photo: Laurent Guiraud/Tamedia
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Et si on mettait le feu au Grand Théâtre de Genève? Ça s’intitulerait «Late Night». Ouverture à 22 h, fermeture à 3. Au menu, concert solo de jazz électronique, DJ, piste de danse et bar. Une première pour la maison lyrique, organisée samedi dans la nuit.

«Bonsoir Monsieur. Merci Monsieur.» Le service procède comme en temps d’opéra. Bière ou vin? «Méfiez-vous du blanc», prévient un client. Voilà une fête, nous dit-on. Il faut se glisser dedans, commencer par vaquer, mater, danser peut-être. Concernant la déco, l’ensemble a de la gueule. Comprenez: c’est tout de même extraordinaire de déambuler à 1 heure du matin dans l’impressionnante bâtisse de la place Neuve. Pareillement étonnant qu’on puisse, en talons hauts et robe de soirée ou pataugas et chemise avachie, se mêler à la foule parmi les light shows, les projections vidéo et les sons électroniques. Comme dans un club! Se rappeler, encore, que l’institution vient d’étrenner ses plus beaux atours fraîchement remis à neuf.

L’opéra tente l’underground

De solides gaillards en costumes campent aux quatre coins. Imperturbables. Quoique, plus tard, on en a vu un taper du pied en cadence… Mais allaient-ils nous laisser passer avec une bière à la main d’un étage à l’autre via la rutilante moquette rouge tapissant les couloirs? La nuque bien droite – curieux effet imposé par le décorum – tâchant de ne rien renverser, on tente le coup. «La sortie est de l’autre côté, merci Monsieur.»

Foyer au premier, pour le concert du pianiste Nik Bärtsch en début de soirée, «main floor» dans l’atrium au rez – solo du batteur Arthur Hnatek, suivi de la DJette Killa et ses «beats swag» sur vinyle only. Du haut des monumentaux escaliers cadrant l’entrée centrale, la vue globale en jette. Et dans la cave en sous-sol? Rebaptisée «Opéra underground», l’envie d’y traîner encore rejoint les corps qui trémoussent au fil de la house «tribale» de Marlon et Puma.

Stratégie de communication

Rien d’autre qu’une nuit de fiesta, en somme. Pourtant, on sent bien qu’il se passe quelque chose. Cela tient à cette option inédite adoptée par la nouvelle équipe directrice du Grand Théâtre de Genève. Est-ce le signe, même anecdotique, d’une véritable «métamorphose», ainsi que le suggère le programme de rentrée? Et puis le mélange des gens: curieuse rencontre de classes, la haute croisant le médian sociétal. Un certain Genève paraît, celui de la culture notamment, petits ou (très) grands budgets en vis-à-vis.

«Late Night». Et de une. Pareil événement sera reconduit régulièrement, en tout trois fois durant la saison. Le 15 février en guise de soirée de fermeture d’Antigel, le 27 juin encore en ouverture de Musiques en été. Les bonnes idées sont contagieuses. Décloisonner, il faut décloisonner. Cette «Late Night» contient également le petit b.a.-ba stratégique des institutions conscientes qu’il faut s’ouvrir à tous les vents, capter de nouveaux publics. Le Grand Théâtre n’y échappe pas qui, pour l’heure, joue en cette rentrée un sans-faute, déployant de séduisants atouts.

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