A Bellevue, deux jeunes femmes tentent de dresser un léopard des neiges

AnimauxLe félin du parc Challandes, situé à Bellevue, doit apprendre à changer de cage sur demande.

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Dimanche matin, au parc Challandes, situé à Bellevue, il est 8 h lorsque Ouarda Dardouri et Eléonore Buffet s’approchent de la cage de Papillon. Leur mission: «travailler» ce léopard des neiges, âgé de 5 ans, à l’aide d’un petit instrument faisant du bruit et nommé «clicker».

Les deux jeunes femmes sont éducatrices canines, spécialisées en rééducation et en comportement animal. «Je «travaille» des chiens, mais aussi des chevaux avec cet outil et ça marche trèsbien, indique Ouarda. Partout dans le monde, de nombreux fauves sont dressés ainsi. Le clicker s’utilise également avec les orques et les dauphins. Les soigneurs de nombreux parcs s’en servent. On appelle cela le medical training.»

C’est une employée du parc qui a fait appel à leurs services. «J’ai suivi un stage de clicker pour les chevaux et j’ai trouvé cela impressionnant alors j’ai pensé à Papillon, explique Sarah Dupanloup. C’est toujours la croix et la bannière pour qu’il se déplace lorsque l’on veut nettoyer sa cage. Peut-être qu’avec cette méthode ça marchera, même si Pierre Challandes est sceptique.»

Curieux, l’animal se prend vite au jeu. A chaque fois qu’il fait un mouvement en direction des éducatrices – restées derrière la barrière – un click retentit, suivi de l’apparition d’un morceau de viande rouge. «Il doit comprendre que le son résonne lorsqu’il fait juste. La récompense suit», précise Ouarda. L’animal comprend vite. Après cinq minutes, il fait demi-tour, visiblement stressé par ces nouveaux visages, le bruit du clicker et de l’appareil photo. «Pour lui c’est fatigant de devoir réfléchir à ce qu’il doit faire pour obtenir à manger. Il a l’habitude de recevoir la nourriture sans rien faire, commente la jeune femme. On va essayer de travailler le serval qui est juste en face pour voir s’il revient.» Mais Papillon ne reviendra pas. C’en est terminé pour cette première approche.

Les deux éducatrices reviendront travailler régulièrement avec le fauve cet été. Elles en profiteront pour éduquer également les singes tamarins du parc. La méthode est la même. Seule la récompense change: les vers de farine et les crickets remplacent la viande rouge. Pour le plus grand malheur des éducatrices, peu habituées à tenir des insectes vivants dans les mains… (TDG)

Créé: 24.06.2013, 19h36

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