La belle santé des SIG leur permet de préparer le futur

Energies Les Services industriels ont à nouveau fait du bénéfice en 2016 et veulent investir. Exemple: l’usine du Nant de Châtillon.

Après deux exercices dans le rouge, les Services industriels de Genève ont retrouvé un confortable excédent en 2016.

Après deux exercices dans le rouge, les Services industriels de Genève ont retrouvé un confortable excédent en 2016. Image: Laurent Guiraud

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Les Services industriels de Genève (SIG) ont réalisé en 2016 un bénéfice net consolidé de 89 millions de francs, pour un chiffre d’affaires stable de 1 milliard de francs. Un résultat qui redonne le sourire à leurs dirigeants, lesquels avaient dû annoncer une perte de 40 millions de francs l’année précédente en raison de la baisse de la valeur boursière d’actions (liées aux barrages). Et même de 161 millions en 2014 pour les mêmes raisons.

Le tandem formé de Michel Balestra (président du conseil d’administration) et de Christian Brunier (directeur général) pouvait donc afficher mardi une légitime satisfaction en présentant les comptes 2016. «Nous avons les moyens à la fois de maintenir la qualité des réseaux qui transportent les fluides et de préparer l’avenir», se félicite Michel Balestra.

Les SIG ont ainsi investi 173 millions l’année dernière. L’entretien des réseaux et leur sécurisation ont nécessité 94 millions. Le reste (79 millions) a été utilisé pour développer des projets d’avenir, notamment dans le thermique renouvelable (dont Genilac), la géothermie ou la production solaire photovoltaïque.

De gros efforts d’économies

A ce propos, Christian Brunier rappelle que les SIG sont un pionnier du renouvelable en Suisse. «Depuis le 1er janvier, nous garantissons que l’électricité livrée aux ménages est 100% renouvelable», indique-t-il. De même, éco21 est une référence des économies d’énergie dans le pays. «Grâce à ce programme, l’équivalent de la consommation d’énergie de 45 000 ménages a été économisé à la fin de 2016», précise encore le directeur général.

Parallèlement, l’entreprise publique a réussi à diminuer sa dette de 104 millions de francs, la portant à 708 millions de francs. «Cela démontre l’amélioration de la capacité d’autofinancement des SIG», ajoute Michel Balestra. Propriété du Canton, de la Ville de Genève et des autres communes, l’entreprise leur a versé 70 millions de redevance l’année dernière pour l’utilisation du domaine public. L’Etat a obtenu 40 millions, la Ville 13 millions et les 44 autres communes genevoises 17 millions.

L’usine qui pue

Bref, les fondamentaux sont bons. Ce qui n’empêche pas les SIG de rencontrer des problèmes comme n’importe quelle entreprise. C’est le cas des odeurs nauséabondes dégagées par le centre de traitement des déchets organiques du Nant de Châtillon, dans la commune de Bernex. Un désagrément que subissent des habitants depuis des années.

Une solution de rechange existe pourtant, comme le souligne Christian Brunier: il s’agit de la construction d’une nouvelle usine de traitement des déchets verts, «vraisemblablement dans la région du Bois-de-Bay», dénommée PôleBio. Le projet est toutefois un peu à la peine, et pas uniquement parce que les habitants du Mandement et de Vernier ne veulent pas de cette installation près de chez eux.

«Il s’agit d’un partenariat privé-public à trois entités, mais l’un de nos deux partenaires privés, Serbeco, s’est désisté, explique Christian Brunier. Nous comprenons ses raisons, mais cela nous oblige à trouver un remplaçant.» La future usine, qui traitera du bois usagé et des déchets organiques, produira de l’électricité, de la chaleur, du biogaz. Le tout en principe sans odeur grâce à un confinement dans des locaux hermétiques.

Une solution intermédiaire

En attendant sa réalisation vers 2019 ou 2020, les SIG veulent doter le centre du Nant de Châtillon d’une installation provisoire permettant de retenir les odeurs. «Nous espérons obtenir les autorisations à la fin de l’année», poursuit le directeur général, confirmant l’information donnée par le GHI en mars.

Selon Michel Balestra, l’objectif est d’améliorer le traitement au Nant de Châtillon avec un équipement qui serait réutilisé dans la nouvelle usine. Cette solution pourrait avoir un autre effet bénéfique: prouver aux opposants à PôleBio qu’il est désormais possible de traiter les déchets sans empester les environs.

Créé: 04.04.2017, 18h14

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