Passer au contenu principal

Une BD raconte la biodiversité en ville

Edité par le Muséum, le fascicule «Genève refuge écologique» sensibilise à la nature en milieu urbain.

Le Muséum d'histoire naturelle édite une bande-dessinée qui promeut la richesse de la biodiversité en milieu urbain.
Le Muséum d'histoire naturelle édite une bande-dessinée qui promeut la richesse de la biodiversité en milieu urbain.
Paolo Battiston

C’est l’histoire d’un petit garçon qui, réduit à une taille lilliputienne, rencontre les insectes et animaux sauvages vivant à Genève. Il s’appelle Castor et est le héros d’une bande dessinée éditée par le Muséum d’histoire naturelle. Le but de cette brochure est de faire connaître la richesse de la biodiversité présente en milieu urbain ainsi que les actions menées en sa faveur.

«Genève refuge écologique» raconte les aventures de Castor à travers les parcs et rues de la ville pour ramener Anakis, un beau «paon du jour» (espèce de papillon locale), au parc La Grange, l’un des endroits où pousse sa nourriture préférée. Au passage, le lecteur apprend entre autres pourquoi on laisse des quilles d’arbres morts (troncs ébranchés sur pied) dans les parcs, ou pourquoi on ne fauche pas systématiquement les buissons d’orties.

L’auteur et scénariste de ce récit didactique, dessiné par Jérôme Phalippou, est l’entomologiste Mickaël Blanc. «On parle sans arrêt de biodiversité, mais les gens ne savent pas vraiment à quoi elle sert, remarque ce spécialiste des coléoptères. Nous trouvions donc utile de l’expliquer d’une façon divertissante et accessible à tous. Cela permet de porter un autre regard sur des animaux, des insectes ou des plantes qui sont d’habitude considérés comme nuisibles.» La brochure donne aussi les informations pratiques pour refaire le parcours de Castor. Publiée avec le soutien de l’Agenda 21 de la Ville, du Jardin botanique et du Service des espaces verts, entre autres partenaires, elle est disponible gratuitement au Muséum ou téléchargeable au format pdf sur son site Web.

Dans la droite ligne de cette initiative pour mieux faire connaître la biodiversité, Mickaël Blanc est aussi l’un des instigateurs de l’association Faune Genève, fondée récemment en partenariat avec l’Etat, le Muséum et d’autres associations. L’idée est de recenser un maximum de données sur la faune, qu’elles proviennent de naturalistes ou de particuliers. Chacun peut signaler ses observations d’animaux et d’insectes sur le site www.faunegeneve.ch ou sur l’application NaturaList (disponible sur Android et bientôt aussi sur iPhone). En un peu plus d’un an, environ 550 utilisateurs se sont inscrits et ont fait part de plus de 100 000 observations dans le canton et dans tout le bassin genevois. «C’est utile pour les spécialistes, car nous ne pouvons pas aller partout, note Mickaël Blanc. Nous avons été surpris d’apprendre la présence de certaines espèces dans des lieux où nous ne la soupçonnions pas. Cela est aussi utile pour les décideurs.» Le grand public peut, lui, s’y renseigner sur les activités et événements en lien avec la nature, et y trouver des indications sur les sites où observer la faune.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.