Aurélie, une barbière à la lame affinée

JeunevoisAurélie Miailhes taille et coiffe les hommes. Une présence détonante au sein d’une branche masculine qui connaît une forte croissance depuis quelques années.

Aurélie Miailhes, 27 ans, s’illustre depuis quatre ans comme «La Barbière de Genève».

Aurélie Miailhes, 27 ans, s’illustre depuis quatre ans comme «La Barbière de Genève». Image: Lucien Fortunati

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Les salons de barbiers poussent comme des champignons à Genève. On y recense désormais plusieurs dizaines d’enseignes consacrées aux soins pour hommes, de la déclinaison low-cost à l’espace haut de gamme. C’est aussi dans cet univers masculin qu’Aurélie Miailhes officie depuis bientôt quatre ans sous le pseudonyme de «La Barbière de Genève». Barbiches, moustaches et autres côtelettes n’ont plus de secrets pour la jeune femme d’origine toulousaine.

Sa passion pour ce métier date de bien avant le retour à la mode des hommes barbus. À 8 ans déjà, Aurélie savait qu’elle voulait exercer ce métier. Le déclic remonte au jour où elle découvre un salon d’époque à proximité du commerce de son père. «Le bruit du rasoir et l’odeur de la mousse m’ont tout de suite enivrée. Mais quand j’ai dit à mes parents ce que je voulais faire plus tard, ils l’ont pris comme si je leur annonçais mon envie de devenir dresseuse de dauphins.»

Malgré les réticences parentales, Aurélie fait du forcing pour se lancer dans cette voie. Elle obtient un CFC avant de suivre toutes les formations possibles auprès de barbiers français réputés dans le métier. Jusqu’au jour où un salon genevois la démarche. «La journée d’essai ne s’est pas révélée très concluante. Mais comme j’étais venue pour une semaine, j’en ai profité pour découvrir la ville.» Elle passe alors devant le salon «Chez les Garçons», dans le quartier de Plainpalais. Le courant passe, l’association fait mouche. «Le bouche-à-oreille a très vite fonctionné. Aujourd’hui, j’accueille même des clients qui viennent depuis Nyon ou Lausanne.»

La concurrence des salons qui cassent les prix ne lui fait pas spécialement peur. «On peut comparer avec le marché de la restauration, il y a de la place autant pour les fast-foods que pour les tables gastronomiques. Pour ma part, j'ai vraiment le souci du détail, pour toujours trouver la coupe la mieux adaptée au profil de mes clients.» Elle ne craint pas non plus que la barbe retombe en désuétude. «Les modes passent, bien sûr. Mais il y a aujourd’hui toute une génération d’hommes qui ont pris l’habitude de prendre soin d’eux-mêmes, en alliant l’utile et l’agréable: avoir une barbe bien taillée pour être plus beau, mais aussi profiter d’un vrai moment de détente.»

Créé: 27.01.2020, 19h55

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