Bagarre dans une boîte de nuit : Mark Muller visé par une plainte

GenèveLa nuit du réveillon, le conseiller d’Etat PLR s'est battu avec un employé de l’établissement.

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Le conseiller d’Etat Mark Muller est visé par une plainte pénale pour une bagarre survenue la nuit du réveillon au MàD, à la Jonction. Une procédure d’enquête a été ouverte par la justice. L’affaire est entre les mains du procureur général, Daniel Zappelli.

L’un des employés de la discothèque accuse le conseiller d’Etat de l’avoir frappé. Il a déposé plainte contre le patron du Département des constructions. Celui-ci a également déposé plainte pénale contre l’employé. Les responsables de la discothèque concernée se refusent à tout commentaire.

Contacté ce vendredi par la Tribune, Mark Muller confirme l’affaire et s’en explique : «Je me suis retrouvé face à ce monsieur derrière le bar. Il s’en est pris violemment à moi, il m’a insulté. Je suis sorti. Une amie m'a alors rejoint pour me dire qu’elle a été frappée et insultée par ce même employé. J’ai alors demandé des explications. Très agressif, il s'est tourné vers moi et nous nous sommes empoignés. Je n’ai donné aucun coup, mais en ai reçu un ou deux.»

Selon «20 minutes» qui a interrogé l'employé, ce dernier affirme avoir été «surpris par derrière». Mark Muller l’aurait «saisi à la gorge en le tirant vers l’arrière, avant de le projeter contre une barrière de sécurité».

Créé: 13.01.2012, 15h16

Daniel Zappelli doit-il se récuser?

Un procureur général élu sous la bannière libérale-radicale doit-il se récuser lorsqu'il doit enquêter sur un camarade de parti comme Mark Muller? Contacté, Daniel Zappelli ne veut pas commenter le dossier en cours. Il rappelle toutefois que la politique a quitté son bureau dès son élection en avril 2002: "J'ai été élu par le peuple, j'ai prêté serment devant le Grand Conseil et je remplirai ma mission jusqu'au bout. Du point de vue organisationnel, le procureur général doit traiter ce genre de dossier qui concernent par exemple des politiciens. Cela quelles que soient leurs affiliations politiques. Un point c'est tout. J'ai confié rapidement l'enquête à l'Inspection générale des services. Les investigations de la police sont donc en cours."
Fedele Mendicino