Un avocat se lance dans la protection des animaux

Défense des animauxMe Romain Jordan a rejoint le comité de la Société protectrice des animaux. La cause lui est chère.

Me Romain Jordan

Me Romain Jordan Image: DR

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La Société protectrice des animaux, section Genève (SGPA), qui a recueilli 1174 animaux l’année dernière, a-t-elle besoin d’un avocat? L’un d’eux a en tout cas récemment rejoint son comité. Il s’agit de Me Romain Jordan, qui nous expose les problèmes juridiques auxquels la SGPA se trouve parfois confrontée.

Au mois de juin, par exemple, cinq lapins vivants ont été jetés dans un container au 25, avenue Wendt et sont morts dans la broyeuse du camion de la Voirie venu collecter les déchets du quartier. La Société genevoise de protection des animaux a dénoncé ce cas particulièrement brutal au Ministère public. Un procureur est aujourd’hui chargé de l’enquête.

Autre exemple. Un avocat peut se révéler indispensable dans les affaires de succession. Il arrive que la SGPA figure dans un testament. Une personne a en effet décidé de lui léguer une partie de son patrimoine. Mais, à son décès, les héritiers s’y opposent. Ce sont là des procédures qui peuvent aboutir au Tribunal de première instance et prendre du temps.

Pourquoi Me Jordan s’est-il lancé dans cette activité? «J’étais déjà membre de la SGPA depuis longtemps, indique-t-il, et je voulais offrir quelque chose de plus à cette cause.» Aujourd’hui, il s’occupe donc bénévolement de tous les aspects juridiques qui peuvent se présenter.

Mais, comme il l’explique, les six membres qui composent le comité de la SGPA ont bien d’autres tâches. Celle notamment de mener des enquêtes en cas de dénonciation, suite à des soupçons de maltraitance.

Ces signalements peuvent provenir de membres de la famille où vit l’animal, de tiers, de vétérinaires ou encore d’éducateurs canins. Grâce à leur formation et leur expérience, ces derniers peuvent détecter les comportements problématiques.

Lorsque l’animal aboutit au refuge, qu’il y est soigné puis adopté par une famille, il continue à être suivi par la SGPA, laquelle s’assure que tout se passe bien dans la durée et que cette adoption n’est pas un simple coup de tête. «En fait, la SGPA reste propriétaire de l’animal, précise Me Jordan, il est simplement placé dans une famille. S’il n’est pas bien traité, nous pouvons le reprendre. Mais cela reste exceptionnel.»

A noter que si la majorité des animaux recueillis et soignés sont bien des chiens et des chats, la SGPA reçoit également toute sorte de bêtes inattendues. Sur les 1174 animaux recueillis en 2016, on comptait 561 chats et 241 chiens. Mais également 177 lapins, 48 cobayes, 18 hamsters, 16 gerbilles, trois chinchillas, un furet. Sans compter les hérissons, souris, poules, écureuils, tortues. On trouve aussi des poissons (21), des taupes (6), des rats (21), des moineaux (5), des octodons (4) et des callopsittes (4). Pour ceux qui l’ignorent, les octodons sont des petits rongeurs originaires du Chili et les callopsittes des minicacatoès venant d’Australie.

Créé: 29.10.2017, 16h38

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