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Une association contre la pharmacie des HUG

Se sentant mal représentés par PharmaGenève, des pharmaciens envisagent de lancer un référendum.

Luc Munier, Président de l’Association genevoise des pharmaciens indépendants estime que créer une pharmacie au sein des HUG est une fausse bonne idée.
Luc Munier, Président de l’Association genevoise des pharmaciens indépendants estime que créer une pharmacie au sein des HUG est une fausse bonne idée.

Faut-il créer une pharmacie au sein des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)? La question divise la profession. Alors que PharmaGenève (133 des 175 officines du canton) se mobilise en faveur du projet, d’autres pharmaciens s’y opposent fermement. Ils créeront demain l’Association genevoise des pharmaciens indépendants (AGPI) pour faire entendre leur voix, comme annoncé sur Léman Bleu. Son président, Luc Munier, ajoute qu’il pourrait lancer un référendum si la motion du député Thomas Bläsi, qui demande de renoncer au projet, n’est pas examinée au Grand Conseil. A terme, l’AGPI vise à développer les réseaux de soins de proximité et à renforcer le rôle du pharmacien, mais son but premier est bien de contrer le projet de pharmacie hospitalière. Pourquoi? Une officine ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre ne serait-elle pas bienvenue? «C’est une Genferei, une fausse bonne idée», répond Luc Munier, qui craint qu’une pharmacie hospitalière n’ouvre la voie à la propharmacie, c’est-à-dire la possibilité, pour les médecins, de délivrer des médicaments directement, comme cela se fait en Suisse alémanique. «Le plus mauvais des modèles selon l’Organisation mondiale de la santé», tance le pharmacien d’Onex, qui attend que la justice statue sur le recours qu’il a déposé contre la pharmacie créée dans le centre médical Cité générations. «La loi dit qu’il faut une claire séparation entre la pharmacie et le cabinet médical», rappelle-t-il.

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