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Des assises pour parler des jeunes migrants

Une série d’ateliers et de conférences auront lieu les 3 et 4 mai à la Maison des associations.

La Maison des associations, Rue des Savoises 15.
La Maison des associations, Rue des Savoises 15.
Vincent Camel

Comment améliorer l’accueil des jeunes migrants non accompagnés à Genève? Quel encadrement offrir à ces rescapés de parcours traumatiques pour faciliter leur intégration? Pour tenter de dégager des pistes, la société civile organise des assises sur la prise en charge de cette population aux besoins spécifiques les 3 et 4 mai à la Maison des associations. Une série d’ateliers et de conférences aborderont diverses thématiques comme l’hébergement, la santé, la scolarité ou les obstacles juridiques.

L’événement tombe à point nommé. Suite au suicide d’un jeune Afghan au foyer de l’Étoile, les langues se délient sur l’accompagnement déficient de ces jeunes sans représentant légal. «Genève se veut une vitrine des droits de l’homme et des droits de l’enfant mais craint de créer un appel d’air en s’occupant bien de ces mineurs, analyse Thomas Vachetta, un des organisateurs de l’événement. Du coup, les moyens octroyés sont limités et la prise en charge de ces jeunes est aujourd’hui très morcelée.» Les besoins sont pourtant criants. «Ces enfants sont des bombes à retardement si nous ne traitons pas leur stress post-traumatique», insiste Thomas Vachetta, qui travaille comme éducateur.

Ce dernier relève par ailleurs que la prise en charge actuelle de ces mineurs est discriminatoire, ce qui est contraire à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant: «Les foyers pour enfants suisses disposent tous d’une dizaine de places; le centre de l’Étoile a hébergé jusqu’à 180 mineurs! Aucun parent genevois n’accepterait d’envoyer son enfant là-bas.»

Les organisateurs des assises veulent profiter de l’accalmie des arrivées pour améliorer le dispositif en vigueur. «L’ouverture du foyer de l’Étoile a apporté une amélioration par rapport à la situation antérieure, mais nous ne pouvons pas nous arrêter là», résume Thomas Vachetta.

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