Apprenez à piloter un avion au cœur de Genève

InsoliteUn centre de formation de vol s’installe... dans une librairie.

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Photo d'illustration Image: Vanessa Cardoso/Tamedia

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Un simulateur de vol professionnel vient d’atterrir au cœur de Genève, rue Lissignol. Bienvenue dans la librairie aéronautique Air Store. Dans la pièce attenante aux livres de théories, cartes et matériel didactique, trône un cockpit reproduisant à l’identique le tableau de bord d’un petit avion de tourisme. Sur le siège réservé au copilote, Thierry Blatti, instructeur d’aviation de l’aéroclub de Genève. Le professionnel donne quelques conseils puis, la main sur les gaz, guide sur la piste le néophyte agrippé au manche. Décollage les épaules crispées, tant le réalisme est saisissant.

Créé aux Etats-Unis, ce concept de centre de formation sans avion s’exporte pour la première fois en Europe. A la base du projet Zulu Flight Training, deux passionnés à l’enthousiasme débordant. Emmanuel Davidson, directeur chez Continental Motors, veut essaimer le concept sur le Vieux-Continent. Marie-Thérèse Lamagat pilote le navire amiral genevois. Les compères misent sur la technologie offerte par le simulateur «pour réduire les coûts de formation des futurs pilotes» et ainsi multiplier les vocations.

«Un élève doit avoir quarante heures de vol en avion-école pour obtenir son brevet, explique Emmanuel Davidson. Dans la pratique, la formation requiert entre vingt-cinq et quarante heures supplémentaires. Celles-ci peuvent être effectuées en simulateur avec son instructeur, ce qui abaisse le coût de sa licence de 35%.» Compter un peu plus d’une centaine de francs l’heure de simulateur, deux fois moins cher qu’en avion-école. Le centre, allié à la librairie, se veut avant tout «un lieu social où jeunes et pilotes chevronnés se rencontrent et échangent», insiste Marie-Thérèse Lamagat, la directrice du Zulu Flight Training genevois. Le centre affiche la volonté d’agir en aiguilleur de carrières. «Lorsqu’on dispose d’un aéroport à 15 millions de passagers par an, on se doit de veiller à l’existence d’une filiale professionnelle genevoise pour les métiers de l’aérien. On veut être le trait d’union entre les recruteurs et les corps enseignants», déclare Emmanuel Davidson.

Sur le tarmac feutré de la librairie, l’instructeur est visiblement séduit. «Dans un vrai cockpit, l’environnement est stressant avec le bruit et la vitesse. Le vol en simulateur permet à chaque instant de faire des pauses didactiques, il s’agit d’un outil supplémentaire», répond Thierry Blatti. Autre argument choc des concepteurs: «Avec notre emplacement au centre-ville, un élève peut voler durant sa pause déjeuner.» (TDG)

Créé: 10.11.2014, 18h43

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