L’application Popit réconcilie les jeunes avec l’info

Start-upLe site d'info genevois qui met en valeur les news d'une centaine de médias étoffe sa présentation.

Popit complète les sujets avec l'ajout de liens.

Popit complète les sujets avec l'ajout de liens. Image: DR

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Depuis son lancement fin 2016, l’application Popit, (disponible sur iOs via l’Applestore) a fédéré un public de 1500 personnes, sans publicité. Il n’en coûte rien d’essayer, car l’application est gratuite, les fondateurs, Olivier Urech et Baptiste Maréchal, travaillant à côté, tous deux dans le secteur de la finance. Le principe est simple: le site sélectionne des sujets parmi l’offre mise gratuitement en ligne par une centaine de médias, suisses et étrangers. Citons notamment, pour la Suisse, des supports aussi divers que la RTS, Le Temps, La Gruyère, La Liberté, ou Léman Bleu. À l’international, on trouvera The Guardian, Eurosport, le Courrier international, Bloomberg, The Economist, Mediapart ou le Time. Popit respecte le paywall des journaux et ne redirige pas les lecteurs vers des contenus payants. «Mais si cela les amène à acheter un article ou à s’abonner, c’est tant mieux!»

De l'info, rien que de l'info

La semaine passée, Popit a franchi un cap. De kiosque virtuel jusque-là, il s’est enrichi avec une présentation plus riche, qui mise sur «l’interconnexion des connaissances». Que les amateurs de vidéos de chats passent leur chemin: «Nous ne nous intéressons qu’à l’info, souligne Olivier Urech. Mais nous la mettons en scène, en agrégeant sous le lien principal des vidéos, des sons et des renvois à d’autres modules qui traitent du même thème». Cette offre, ils en sont convaincus, trouve son sens dans la période actuelle, dominée par l’initiative No Billag et les grèves de l’Agence télégraphique suisse (ATS).

La formule fait mouche chez les adeptes de l’appli, qui ne surferaient pas nécessairement sur les sites des médias, mais trouvent leur compte dans ce minipanel plus étoffé, plus ludique d’aspect. «Nous savons combien de clics a recueilli tel article, le temps passé sur le site web de tel média, ou sur telle nouvelle. Nous nous bornons, si j’ose dire, à rendre les articles plus digestes, avec plus de valeur ajoutée, afin qu’ils correspondent au mieux aux attentes de la jeune génération».

Modèle payant à venir

Les suiveurs sont fidèles: «Ils nous consultent chaque semaine et, surtout, 80% ont moins de trente ans». Pile dans l’objectif que s’étaient fixé les fondateurs, en collaboration avec la société Mobile Thinking et d’une équipe qui est en train de s’agrandir.

Il n’est pas exclu qu’un modèle payant soit mis en place, sans doute inspiré de Spotify, mais c’est encore de la musique d’avenir. «Une fois que nous aurons encore étoffé notre offre, il est prévu que nous proposions un packaging, avec un service supplémentaire, mais sur abonnement. Une façon de monétiser le concept, pour qu’il perdure, bien sûr, mais pas seulement. «Une partie du public a perdu la notion de valeur de l’information, qui a un prix», observe Olivier Urech. (TDG)

Créé: 15.02.2018, 17h27

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