Anne Emery-Torracinta réagit à l’affaire Tariq Ramadan

Abus sexuelsLa responsable du DIP dit être extrêmement choquée «si les faits sont avérés» et rappelle les règles.

La conseillère d’État Anne Emery-Torracinta a décidé lundi de communiquer par écrit.

La conseillère d’État Anne Emery-Torracinta a décidé lundi de communiquer par écrit. Image: FRANK MENTHA

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Contacté dimanche par la Tribune de Genève pour donner son appréciation et son éclairage sur les graves accusations portées à l’encontre de Tariq Ramadan, le Département de l'instruction publique a estimé ne pouvoir communiquer que lundi sur ce dossier dossier délicat afin de préparer les réponses. C'est chose faite et la conseillère d’État Anne Emery-Torracinta insiste notamment dans un communiqué sur le renforcement de la protection des élèves depuis le début des années 2000.

La responsable de l’Instruction publique explique avoir pris connaissance des accusations formulées dans la Tribune par d’anciennes élèves à l’encontre de Tariq Ramadan, qui a été enseignant jusqu’en 2004. «Si ces faits graves sont avérés, je suis profondément choquée. En tant que cheffe du DIP aujourd’hui, il m’appartient de m’assurer que tout soit mis en œuvre pour protéger les élèves qui nous sont confiés. En la matière, ma position est la tolérance zéro.»

Aucune confirmation possible

Le DIP ne peut toutefois ni infirmer ni confirmer les faits, puisqu’une administration peut enquêter uniquement au sujet de collaborateurs en fonction et sur un plan strictement administratif. Concernant les faits dénoncés, «la dimension pénale du dossier est entièrement du ressort de la justice», ajoute le communiqué.

En plus des règles en vigueur concernant la violation des devoirs de service, le DIP assure que «depuis le début des années 2000, la protection des élèves a été renforcée». Et de citer notamment la sensibilisation des élèves aux risques d’abus tout au long de la scolarité. De plus, des précautions supplémentaires sont prises lors d’engagements. Il existe par exemple, depuis 2004, une liste nominative intercantonale des personnes privées du droit d’enseigner. (TDG)

Créé: 06.11.2017, 18h39

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Suisse-UE: Toujours pas d'accord-cadre
Plus...