L’ancien conseiller d’État Alain Borner est décédé

Hommage Le radical, élu au gouvernement genevois à la fin des années 70, s’est éteint le 1er août.

L’ancien conseiller d’État s’est éteint à l’âge 87 ans.

L’ancien conseiller d’État s’est éteint à l’âge 87 ans. Image: OLIVIER VOGELSANG

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Alain Borner est décédé le jeudi 1er août à l’âge de 87 ans. Le radical avait siégé pendant huit ans et deux législatures au sein du Conseil d’État, dont il fut le président entre 1983 et 1984.

Originaire de Versoix, Alain Borner a à peine 20 ans lorsqu’il adhère au Parti radical. C’était dans les années 50. Il fut président des Jeunesses puis du parti, avant d’être élu député au Grand Conseil. Il accède finalement au Conseil d’État en 1977, en même temps que son collègue radical feu Robert Ducret. Alain Borner y dirige le Département de l’économie publique ainsi que le Département militaire. Il crée notamment l’Office cantonal de l’emploi. En 1985, il échoue à se faire réélire pour un troisième mandat, mais retrouve les rangs du Grand Conseil durant encore deux ans.

«Une très grande gentillesse»

Radical et Versoisien comme lui, Gérard Ramseyer se rappelle d’«un monsieur d’une très grande gentillesse». «Ce n’était pas un politicard. Il se montrait bienveillant envers tout le monde. Quand un élu exprimait un avis contraire au sien, c’est lui qui montait au front pour calmer les ardeurs de ceux qui le défendaient», souligne l’ancien conseiller d’État.

Avant la politique, Alain Borner a commencé par occuper un poste de fonctionnaire à l’État. Il a fait ensuite l’essentiel de sa carrière chez Dupont de Nemours, l’un des plus grands groupes industriels de chimie. Une vingtaine d’années passées au marketing, au manufacturing, à l’informatique et au système de gestion de l’entreprise américaine.

Amour de la Suisse

En 2016, il s’était confié à la «Tribune de Genève» à l’occasion de la sortie de son livre, «Aimer la Suisse… Est-ce ringard?» publié aux Éditions Slatkine. Il se disait heureux d’avoir eu «une très belle vie». «Bien sûr, j’ai parfois dû faire des choix difficiles. Par exemple, Dupont de Nemours m’avait offert un poste intéressant à l’étranger au moment où je faisais acte de candidature au gouvernement. Mais pourquoi regretter?» s’interrogeait-il. Alain Borner est peut-être parti avec un regret, celui de ne pas avoir été pilote comme le fut son père, chez Swissair et au sein de l’armée.

Dans son livre, un ouvrage en forme de questions-réponses avec son complice, le professeur de français Jacques Lavanchy, Alain Borner revient sur sa vie et ses divers engagements. Il y clame aussi son amour pour la Suisse. «J’entends trop souvent des critiques sur notre pays, alors qu’il est cité en exemple partout ailleurs comme modèle de fonctionnement démocratique et de collégialité», insistait-il dans nos colonnes. En nous quittant un 1er août, Alain Borner aura jusqu’au bout montré son attachement à son pays.

Créé: 05.08.2019, 07h27

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