Les alliances politiques sur l’avenir des Fêtes explosent

Votations du 4 marsLes Verts et le PLR retournent leur veste et prônent maintenant le double non. Comme le président des hôteliers.

Les prises de position politiques sont secouées comme dans le fameux Tagada: le contreprojet, pour des Fêtes de onze jours, perd du terrain.

Les prises de position politiques sont secouées comme dans le fameux Tagada: le contreprojet, pour des Fêtes de onze jours, perd du terrain. Image: MAGALI GIRARDIN

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Surprise dans les consignes de vote: il y a désormais trois partis qui refusent le contreprojet à l’initiative «Pour des Fêtes plus courtes et plus conviviales», sur laquelle les résidents de la ville de Genève se prononceront le 4 mars. Ensemble à Gauche reste la seule formation à soutenir le projet réduit à une semaine de Jean Barth, mais le PLR et les Verts ont changé d’avis en cours de route: ils se prononcent pour le double non. Les positions initiales au sein de l’Entente et de l’Alternative se retrouvent ainsi éclatées.

Le PLR a changé son fusil d’épaule et fait ainsi bloc derrière son magistrat Pierre Maudet (lire notre édition de samedi). Le président de section en Ville de Genève, Simon Brandt, explique que son parti s’est exprimé à l’unanimité. «On s’était rallié au contreprojet pour sauver les Fêtes, notamment en 2018. Maintenant qu’elles sont compromises, on veut d’abord réfléchir au concept avant la durée. On avait déjà de gros doutes sur la viabilité financière sur onze jours, à présent on voit qu’on ne peut plus continuer comme ça.» En effet, les deux éditions précédentes de cette durée se sont soldées par des pertes cumulées de plus de 9 millions de francs.

Une votation encore utile?

À gauche, les Verts annoncent leur revirement par communiqué. Finalement, ils ne «souhaitent pas les régulations proposées de part et d’autre. Il convient de repenser plus largement ces Fêtes, voire de lancer une réflexion globale sur les activités estivales à Genève. L’été genevois doit être celui de tout le monde.»

Pour les autres partis, la votation garde sa pertinence. «Elle permettra de voir ce que souhaite la population, on ne peut pas l’essuyer d’un revers de main», avance Luc Zimmermann, président de la section PDC. Cette dernière s’aligne de fait sur la position du conseiller administratif Guillaume Barazzone, qui a réitéré son soutien au contreprojet (notre édition de mardi).

«L’analyse faite il y a une année est toujours valable, revendique pour sa part Éric Bertinat, élu UDC. Si l’initiative passe on est coincé, et on ne veut pas non plus de Fêtes interminables. Le contreprojet est la solution raisonnable au problème qui se pose. Quant au fiasco des Fêtes 2016 et 2017 et à la dette qui en découle, c’est une autre question.»

Le socialiste Sylvain Thévoz pense au contraire «que ces derniers événements renforcent le contreprojet. Je trouve Pierre Maudet d’une arrogance extrême de dire qu’il n’y a plus aucun enjeu, les votations du 4 mars seront un bon indicateur de ce que veut le peuple. Selon nous, c’est toujours à Genève Tourisme d’organiser les Fêtes.» Le président de la section MCG, Amar Madani, est peu disert sur le sujet. Son parti a pourtant soutenu le contreprojet du bout des lèvres, car il militait pour des Fêtes bien plus longues. «C’est vrai que le contreprojet est une solution a minima, mais jusqu’à l’heure actuelle nous n’avons pas changé d’avis. Nous n’en avons parlé que de manière informelle.»

Par ailleurs, le président des hôteliers genevois, Thierry Lavalley, s’exprime lui aussi maintenant en faveur d’un double non. «Absolument, ça n’a plus aucune importante de déterminer si les Fêtes dureront sept ou onze jours, il faut faire table rase et recommencer de zéro.»

Créé: 16.01.2018, 18h12

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