Alliance transfrontalière pour encadrer les jeunes à la dérive

SécuritéThônex et Gaillard ont constaté une hausse des incivilités ces dernières années.

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Photo d'illustration Image: Pierre Abensur/Tribune de Genève

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«Ne laissons pas nos jeunes à la merci de n’importe quel individu déviant. En tant qu’élus, nous avons la mission de prendre en charge les adolescents en rupture pour combler les carences de leur éducation.»

Ce message, c’est celui que défendent aujourd’hui des autorités de deux communes frontalières: le conseiller administratif thônésien Philippe Decrey et le maire gaillardin Jean-Paul Bosland. Depuis un an, ces municipalités de la Rive gauche ont renforcé leur collaboration pour tenter de faire face au nombre toujours plus important de jeunes à la dérive sur leurs territoires. La dernière rencontre a eu lieu fin juillet.

Ce rapprochement a été initié suite à la recrudescence des incivilités et des plaintes d’habitants dans les deux communes. Les délits observés sont principalement des «beuveries», des dégradations de mobilier urbain et du bruit dans la rue, précise Philippe Decrey. «Si nous ne proposons pas nous des occupations à ces jeunes livrés à eux-mêmes, nous prenons le risque que d’autres personnes le fassent à notre place et parfois avec des idées néfastes», souligne le maire français.

Cette volonté commune découle du constat que ce sont souvent les mêmes individus qui agissent sur les deux territoires. Tant Thônex que Gaillard partagent en effet le plus long tronçon de leur délimitation communale avec leur voisine frontalière. «Pour nous, ce n’est qu’une ligne administrative, nos populations la franchissent tous les jours sans s’en rendre compte», relève Jean-Paul Bosland.

Avant de démarrer de nouveaux projets, les élus souhaitent offrir des services et un encadrement similaire des deux côtés de la frontière. La Commune de Gaillard va ainsi se doter de «correspondants de nuit», à l’instar de sa voisine. «C’est une mesure intéressante et nos agents pourront ainsi travailler ensemble, commente l’édile français. Plutôt que de réinventer la roue, on regarde ce qu’il se fait de l’autre côté de la frontière et on le développe ensuite chez nous.»

Au cours de leurs séances, les élus français et suisses veulent aussi coorganiser des événements culturels qui rassembleront leurs deux populations. Des concerts sur la frontière pourraient voir le jour lors de la prochaine Fête de la musique. «C’est bien beau de parler du Grand Genève et de créer de grandes régions, mais il faut commencer par travailler ensemble au niveau local», conclut le maire de Gaillard.

Créé: 05.08.2016, 08h13

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