L’Ain décide de prendre seul le tram vers Saint-Genis-Pouilly

TransportsLe Conseil général de l’Ain a choisi de se passer des financements suisses pour une partie de l’extension du tram 18 sur son territoire

Le tram du CERN-Saint-Genis.

Le tram du CERN-Saint-Genis. Image: Infographie

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Le président du Conseil général de l’Ain, Rachel Mazuir, poursuit son combat pour l’extension du tram 18 vers Saint-Genis-Pouilly. Ce lundi, son plan de financement de cet ouvrage en deux parties a été accepté à l’unanimité par le Conseil général de son département.

Sa stratégie consiste à financer sans l’aide de Genève ni de la Confédération la première partie du trajet entre la douane de Meyrin et l’entrée de Saint-Genis-Pouilly (Porte de France). L’élu estime que la construction de ce tronçon pourrait être supportée par l’Ain à hauteur de 24 millions d’euros répartis sur trois ans ainsi qu’une participation de 4 millions de l’Etat français. Les travaux s’étendraient de 2017 à 2019.

L’élu socialiste conditionne en revanche la réalisation de la deuxième partie du tracé jusqu’à la mairie de Saint-Genis-Pouilly à un cofinancement helvétique. Quid des derniers 300 mètres entre la douane et le CERN? «Je compte sur François Longchamp (ndlr: président du Conseil d’Etat genevois) pour convaincre les autorités cantonales de réaliser cette continuité», explique-t-il dans les colonnes du Temps.

Cette déclaration ne surprend pas le principal intéressé. François Longchamp rappelle les priorités retenues par la Confédération dans les projets d’agglomération 1, 2 et 3: amener le tram vers Annemasse puis vers Saint-Julien – des villes importantes – et finalement vers Saint-Genis à partir de 2019. «Ces éléments ne sont pas appelés à être modifiés, mais l’Ain est libre de financer ce qu’il souhaite avec ses deniers, surtout à quelques semaines des élections départementales», commente le président du Conseil d’Etat genevois. Une allusion pour rappeler que Rachel Mazuir est candidat à sa réélection à la tête du Conseil général de l’Ain.

Le débat sur le financement de l’extension des lignes transfrontalières touche néanmoins un point sensible: l’engagement du Canton, en 2012, à cofinancer des projets français d’importance régionale par le biais d'une «contribution spécifique». Depuis le refus par le peuple de participer à la construction de P+R en France, cet engagement a du plomb dans l’aile. Chaque financement doit faire l’objet d’un projet de loi et s’expose à un référendum. «Aucun projet de loi n’est actuellement à l’ordre du jour, admet François Longchamp. Nos partenaires français avancent une autre piste de financement: la régularisation des faux résidents pour renforcer le fonds de compensation. Des rétrocessions à utiliser dans des projets d’intérêt régional.» (TDG)

Créé: 19.01.2015, 18h56

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