L’agriculture genevoise a bien profité de la manne fédérale

GenèveEn cinq ans, 65 millions ont été investis dans des projets innovants et respectueux de l’environnement.

Les nouvelles serres maraîchères de Philippe Magnin, à Lully, consomment moins d’énergie que ses précédentes installations et optimisent la production de tomates.

Les nouvelles serres maraîchères de Philippe Magnin, à Lully, consomment moins d’énergie que ses précédentes installations et optimisent la production de tomates. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Depuis cinq ans, l’agriculture genevoise a vu fleurir les projets innovants et respectueux de l’environnement. Grâce au projet de développement régional (PDR), un nouvel outil de financement soutenu par la Confédération et le Canton, une malterie inédite en Suisse a vu le jour, des serres maraîchères peu gourmandes en énergie ont été construites, on a créé de nouveaux débouchés pour le lait et les légumes genevois, et aussi constitué des zones de biodiversité pour compenser les vastes surfaces de serres. Entre autres.

Ce vendredi, les milieux agricoles genevois, réunis pour l’occasion dans les cultures de tomates sous serre de Philippe Magnin, à Lully, ont tiré un bilan positif du PDR Genevois. Très ambitieux, AgriGenève, l’Union maraîchère (UMG), les Laiteries réunies (LRG), le Cercle des agriculteurs (CAG) et la Fondation des zones agricoles spéciales avaient présenté en 2010 un ensemble de seize projets à la Confédération. En tout, 65 millions de francs y ont été investis, dont les deux tiers financés par les milieux agricoles eux-mêmes et le reste, à parts égales, par le Canton et la Confédération. Aujourd’hui, près de 90% des investissements sont réalisés. Cela a permis à l’agriculture genevoise de se diversifier et de renforcer les circuits courts, des producteurs locaux aux consommateurs locaux.

«Le PDR genevois est unique par son ampleur, souligne le directeur d’AgriGenève, François Erard. Il est souvent cité en exemple par Berne. Cela tient à la foi des porteurs de projets et à la cohésion de ceux-ci, ainsi qu’au soutien indéfectible du Grand Conseil et du Conseil d’Etat.» Pour François Erard, ces projets en faveur d’une agriculture de proximité s’inscrivent dans la droite ligne de la votation du 24 septembre sur la sécurité alimentaire.

«Favoriser l’innovation et l’adaptation des équipements agricoles est un levier important pour relever les défis d’une production locale diversifiée et de qualité, particulièrement dans un contexte économique difficile lié au franc fort et au tourisme d’achat», relève Luc Barthassat, conseiller d’Etat en charge de l’Agriculture. «Le PDR est un outil incontournable pour la Genève agricole de demain.»

Les derniers projets du PDR genevois devraient se concrétiser d’ici à 2019. Une demande de prolongation est en discussion avec la Confédération et le Canton, pour finaliser les dernières mesures planifiées. Au vu des résultats encourageants, deux nouveaux PDR sont en préparation. Il s’agira notamment de valoriser le développement de fermes urbaines ainsi que la filière animale.

(TDG)

Créé: 06.10.2017, 19h56

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