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L’affichage en ville censuré par une commission opaque

Suite à une affiche sulfureuse, la Ville de Genève a créé un organe de censure. Son manque de transparence interpelle.

Photo d'archive
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Christian Bozon

Les affiches publiées dans l’espace public genevois font l’objet d’un tri. Il est opéré en deux temps. Primo, la Société générale d’affichage (SGA) possède une équipe qui se charge d’évaluer quels placards seraient susceptibles de déranger l’ordre public. En cas de doute, les visuels sont transmis aux communes. «Et en général, l’avis de la Ville de Genève est repris par les autres municipalités, même s’il peut y avoir des exceptions», explique un employé de la SGA. Des exceptions? Cela a été le cas récemment avec une affiche grand format du festival Electron, où un chat noir assis sortait sa tête du placard. Une seule commune avait accepté ce visuel: Le Grand-Saconnex. L’aspect inhabituel du dispositif risquait de distraire les automobilistes, ont jugé les municipalités.

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