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«L'affaire Calvin» entre dans la petite Histoire

La revue «Passé simple» dédie son dernier numéro à la saga de la fiche de paie du réformateur retrouvée à New York.

Photo d'illustration
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Le mensuel «Passé simple» s’attache à faire découvrir au grand public la petite et grande histoire de la Suisse romande. Il consacre son dernier numéro à «l’affaire Calvin», un épisode certes récent de la chronique genevoise, mais qui plonge ses racines dans un passé obscur. La «Tribune de Genève» a largement relaté cette saga. La version de «Passé simple» présente l’avantage d’être écrite par l’un de ceux qui fut au cœur de cet imbroglio politico-judiciaire, à savoir Michaël Flaks, à l’époque directeur général de l’Intérieur et chargé de piloter le dossier pour le Conseil d’État.

L’affaire éclate le 17 novembre 2016, quand les Archives d’État apprennent que la maison Sotheby’s va vendre aux enchères à New York un document signé de la main de Jean Calvin. Il s’agit d’un reçu confirmant le versement de son salaire, une pièce volée dans les Archives au XIXe siècle. En soi, ce papier n’a pas une grande valeur. Mais il appartient aux Archives et, de ce fait, sa restitution va permettre au Canton d’actionner les grands principes juridiques qui régissent la propriété des documents publics.

Michaël Flaks raconte comment Genève mit en branle la machine judiciario-diplomatique. La Confédération transmet l’affaire à Interpol ainsi qu’au département de justice américain, puis au procureur new-yorkais et encore aux ambassades. Sotheby’s bloque la vente. Pour autant, le retour du document n’ira pas sans indemniser son détenteur américain, grâce à deux mécènes. Une année plus tard, il retrouvera sa place légitime dans les Archives d’État.

L’histoire se répète en 2019, quand les Archives découvrent, toujours grâce à leur veille médiatique, qu’un document similaire est mis en vente à Bourges par une communauté catholique traditionaliste. La procédure étant rodée, Genève obtient rapidement la restitution de son bien. Mais son retour à Genève n’ira pas sans mal. Muni des autorisations nécessaires, l’archiviste cantonal récupère le document à Bourges. Mais, à son retour, au passage de la frontière française, le douanier zélé saisit le document pour «transfert illicite d’un trésor national». Il faut l’intervention impérieuse du ministère français de la culture pour que les douanes consentent à la mainlevée de la saisie. Les douanes suisses, elles, vont frapper ce transfert patrimonial d’une taxe de 44 fr.

«Passé simple» est en vente en librairie. Il peut aussi être commandé au prix de 10 fr. sur passesimple.ch.

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