À l’aéroport, une passation de témoin suscite l’émoi

CointrinL’entreprise ISS, en charge de l’accueil des passagers, a perdu son mandat. Son effectif fourni s’inquiète.

Le personnel de l’entreprise ISS Facility Services, en charge de l’accueil et de la préparation des passagers au contrôle de sécurité (au 1er étage), craint pour son avenir professionnel.

Le personnel de l’entreprise ISS Facility Services, en charge de l’accueil et de la préparation des passagers au contrôle de sécurité (au 1er étage), craint pour son avenir professionnel. Image: Maurane Di Matteo

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Inquiétudes à Cointrin. Le personnel de l’entreprise ISS Facility Services, en charge de l’accueil et de la préparation des passagers au contrôle de sécurité (au 1er étage), craint pour son avenir professionnel. Il a appris au début de février que son employeur a perdu son mandat et qu’un concurrent, Securitas, a été retenu par la direction de Genève Aéroport.

Le flambeau devait être repris le 1er juin mais ISS a obtenu en justice un effet suspensif. Une demi-victoire qui ne rassure pas les 150 employés d’ISS car ni Genève Aéroport ni Securitas ne les ont contactés depuis. Pourtant, selon l’article 333 du Code des obligations, une entreprise qui reprend l’activité d’un concurrent doit reprendre ses salariés aux mêmes conditions.

Les syndicats ont invité les médias lundi pour mettre la pression sur le conseil d’administration de Genève Aéroport, qui se réunit ce mardi. Ils dénoncent une adjudication opaque d’un marché de la part d’une entreprise détenue par les autorités publiques.

Et veulent des réponses. Pourquoi ISS a-t-elle perdu son mandat? Son effectif sera-t-il intégré dans les équipes de Securitas? Aux mêmes conditions? Les syndicats ont transmis une pétition lundi à Genève Aéroport. Un texte qui doit ouvrir le dialogue. Il a eu quelques effets immédiats. «Nous allons nous assurer que l’article 333 sera bien mis en œuvre», indique à la Tribune de Genève André Schneider, directeur de l’aéroport, qui a reçu les pétitionnaires en fin de matinée. De son côté, le chef du département RH de Securitas, Alessio Minacci, se dit prêt à engager du personnel d’ISS et précise qu’une séance avec le syndicat Unia à ce sujet est prévue la semaine prochaine. La direction d’ISS était injoignable lundi.

ISS avait obtenu ce mandat en 2011 dans des conditions déjà houleuses (les employés de son prédécesseur SPS Sécurité s’étaient inquiétés de leur sort).

Au contrôle de sécurité, deux autres mandats arriveront à échéance à la fin de mai: les entreprises Custodio (en charge du contrôle des bagages) et Protectas (le contrôle d’accès) ont été reconduites. Avec 3500 employés sur sol romand, ISS est un poids lourd du secteur du «facility service», qui s’étend du nettoyage à la sécurité en passant par le jardinage et le gardiennage. Sur la parcelle de l’aéroport, ISS honore d’ailleurs de nombreux mandats, entre nettoyage des avions, transport des équipages et conciergerie. Mais le plus grand, c’est l’accueil des passagers. À Cointrin, il occupe la moitié de ses salariés et engendre la moitié de ses retombées. R.ET (TDG)

Créé: 12.03.2018, 19h46

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