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L'aéroport de Genève «mise sur son ancrage régional»

Petit en termes de surface, avec pourtant un trafic passagers comparable à de grands aéroports européens: l'aéroport de Genève doit son attrait à son «ancrage régional».

«L'aéroport de Genève ne sera jamais un «hub, comme Zurich», affirme son directeur général Robert Deillon.

Sur les 15 millions de passagers qui foulent Cointrin cap record franchi à la fin de l'année dernière, représentant une croissance de 5% sur un an - , seuls 5% d'entre eux utilisent le site comme plateforme de transit. Et 95% viennent dans la région ou en proviennent. A Kloten (ZH), le transit représente environ un tiers de la fréquentation.

Une particularité que Genève doit à sa situation géographique privilégiée. «L'aéroport dessert une région forte sur le plan économique», relève celui qui dirige l'établissement public autonome depuis 2006.

Le bassin lémanique accueille de nombreuses multinationales drainant un flux important de passagers, note Robert Deillon, qui se dit serein face aux ambitions de l'aéroport de Lyon de doubler sa capacité à 16 millions de passagers ces prochaines années.

Les freins à l'immigration, imposés aux urnes en 2014, ne devraient pas avoir de conséquences catastrophiques. «Les conditions-cadres demeurent excellentes en Suisse. Et je fais confiance au gouvernement pour interpréter au mieux le vote du 9 février dernier». La population locale bénéficie en outre d«un important pouvoir d'achat et «aime voyager».

Offre touristique

Signe, selon lui, de la vigueur économique de la région: la volonté affichée de Swiss et easyJet d'accroître leur présence à Genève. La compagnie nationale, en mains de l'allemand Lufthansa, et qui représente 15% de parts de marché sur le site, a annoncé fin novembre huit nouvelles destinations au départ de la ville du bout du lac à l'été 2015. La compagnie britannique, toujours loin en tête à Cointrin avec 42,2% de parts de marché, inaugurera, elle, cinq nouvelles liaisons.

L'aéroport peut également compter sur l'attrait touristique de la région. «L'offre est riche. Et ce, été comme hiver, contrairement à des villes du sud de l'Espagne, par exemple», souligne Robert Deillon.

La saison de ski, qui bat actuellement son plein, est une période cruciale pour l'aéroport, situé au carrefour des stations suisses et françaises. «Nous enregistrons certains jours des pics de plus de 70'000 passagers». Un vrai défi, pour l'aérogare de seulement 340 hectares et doté d'une seule piste.

A titre de comparaison, l'aéroport de Hambourg, avec un flux de passagers similaire, s'étend sur une surface totale de 570 hectares et deux pistes. «Inimaginable» à Genève Aéroport, soumis aux contraintes et aux frontières de la ville. «Nous ne pourrons pas agrandir davantage».

Optimiser le flux des passagers

Dès lors, l'aéroport mise sur son savoir-faire en matière d'utilisation pragmatique des surfaces. Également au niveau technologique, avec l'installation ces dernières années de bornes d'enregistrement automatique, ainsi que le développement d'applications pour smartphone et une présence accrue sur les réseaux sociaux, rappelle Robert Deillon.

La nouvelle aile est de 520 mètres de long, 20 mètres de large et 19 mètres de haut, dont la construction devrait démarrer «prochainement», permettra aux voyageurs d'embarquer et de débarquer des avions simultanément par deux passerelles, au lieu d'une. Elle sera principalement dédiée aux long-courriers et coûtera quelque 450 millions de francs.

Autant de facteurs qui contribuent à un flux de passagers optimal, garant d«un réseau aérien solide. Ce dernier élément est primordial pour le futur du site : «Ce sont ces plus de 130 destinations que nous desservons, qui font la valeur de l'aéroport de Genève», souligne Robert Deillon.

(ats)

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