Passer au contenu principal

Accord surprise et reprise du travail chez ABB Sécheron

Menacée de délocalisation en Pologne, l'usine de Meyrin était figée depuis une semaine par la grève.

Lucien Fortunati

Après huit jours de grève, les 212 salariés de l’usine genevoise ABB Sécheron ont trouvé un terrain d’entente avec la direction, laissaient entendre lundi des sources au fait des négociations. «Un accord a été signé et les parties se sont mises d’accord pour que le travail reprenne demain», a confirmé dans la soirée Alessandro Pelizzari, responsable du syndicat Unia à Genève. Contacté, l’entourage de la direction de la multinationale a admis un peu plus tard l’existence d’une telle entente, tout en se refusant à en dévoiler les détails.

Il y a quinze jours, les responsables d’ABB s’étaient déplacés sur le site genevois pour lui annoncer un plan de restructuration drastique, prévoyant la suppression d’une centaine de postes et la délocalisation de ses activités de production de transformateurs pour locomotives en Pologne. Et ce alors que cette usine reste pour l’heure rentable et bénéficie d’un carnet de commandes relativement bien fourni, précisent des sources internes. Cette décision est venue parachever les restructurations silencieuses entamées depuis trois ans, qui ont conduit à la suppression de soixante-cinq postes.

La direction de la multinationale a jugé que le maintien d’une production «de masse» à Genève ne pouvait s’inscrire dans la durée. Ces restructurations ne doivent laisser à l’usine de la zone industrielle de Meyrin que les activités de recherche, d’ingénierie et de ventes de ces pièces au cœur des motrices ferroviaires. Doit également être maintenu à Genève le développement du bus électrique rechargeable TOSA, vitrine technologique du groupe. Militant pour le maintien de la production de transformateurs et de l’ensemble des postes de travail, le personnel avait arrêté le travail le lundi 13 novembre, pour rentrer dans une période de consultation collective. De leur côté, les autorités cantonales ont lancé une «task force» chargée d’élaborer, avec ABB, une solution qui permette de sauvegarder le site genevois.

Il y a une semaine, ABB avait réagi au mouvement en indiquant que ses dirigeants «évalueraient les effets d’un arrêt de la production sur les activités commerciales et agiraient en conséquence». L’interruption hier soir d’un mouvement qui bénéficiait d’une mobilisation extrêmement forte – et qui aurait déjà fait perdre plusieurs centaines de milliers de francs à l’usine – laisse à penser que des concessions significatives ont été obtenues par le personnel.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.