Arcadi Gaydamak paie Luis Fernandez et obtient sa libération

GenèveL’avocat Marc Bonnant a fait libérer l'homme d’affaires franco-israélien. Il a signé un accord avec le plaignant, l’ancien international de football français Luis Fernandez.

L'homme d'affaires russo-israélien Arkadi Gaydamak a été arrêté à Zurich le 19 novembre 2013. Il est en détention préventive à Genève.

L'homme d'affaires russo-israélien Arkadi Gaydamak a été arrêté à Zurich le 19 novembre 2013. Il est en détention préventive à Genève. Image: AFP

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Coup de théâtre: selon nos informations, l’homme d’affaires franco-israélien Arcadi Gaydamak détenu à Champ-Dollon vient d’être libéré. Il avait été arrêté il y a 16 jours à Zurich sur demande du procureur genevois Dario Zanni, qui le soupçonnait d'abus de confiance.

L’avocat d’Arcadi Gaydamak, Me Marc Bonnant, a signé ce mercredi un accord financier avec l’avocat du plaignant. Ce plaignant qui n’est autre que l'ancien international de football français, Luis Fernandez, est défendu par Me Gérard Montavon. Rien ne s’opposait dès lors à la libération du financier. L’accord passé entre l’entraîneur et Arcadi Gaydamak porte sur 500000 euros. Ce que nous confirme Me Bonnant.

La justice genevoise reprochait à Arcadi Gaydamak, 61 ans, d'avoir gardé sans droit 400000 euros à Genève, en 2005. Cette somme devait revenir à l'ex-footballeur tricolore dans le cadre de son engagement comme directeur général du club Beitar Jerusalem, dont Arcadi Gaydamak était le propriétaire.

Selon la presse internationale, Arcadi Gaydamak, domicilié en Russie, était en outre visé par un mandat d'arrêt européen émis par la France en décembre 2011. Celui-ci faisait suite à sa condamnation en appel à trois ans de prison et 375'000 euros d'amende pour fraude fiscale et blanchiment dans le cadre de l'Angolagate, une affaire de vente d'armes vers l'Angola. Jugé par défaut, Arcadi Gaydamak n'a jamais purgé sa peine. Apprenant sa récente arrestation par la Suisse, la France aurait souhaité son extradition.

Ces éléments sont démentis par Me Bonnant: «Il n’y a pas de mandat d’arrêt international contre mon client, ni de demande d’extradition de la part de la France comme cela a été dit», affirme l’avocat qui a pris contact avec l’Office fédéral de la justice. «Mon client ne pouvait donc pas être détenu à titre extraditionnel en vue d’une hypothétique demande d’extradition demain ou après-demain». Sa détention à Genève était devenue, aux yeux de Me Bonnant, tout à fait «illégale».

L’avocat conteste également la dette de 400 000 euros d’Arcadi Gaydamak envers l’ancien international de football français Luis Fernandez. Une affaire qui avait été classée en son temps par le juge d’instruction Graber. L’avocat du joueur avait fait appel. Me Bonnant affirme que son client avait versé cette somme, «ce que le dossier révèle d’ailleurs de manière non discutable», souligne-t-il. C'est dans le processus de paiement, selon lui, que d’autres personnes auraient détourné les fonds. (TDG)

Créé: 04.12.2013, 18h33

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