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L’abattage des arbres s’apparente à un show aérien

Pendant deux jours, la Ville procède à la sécurisation et à la régénération de ses forêts en bordure du Rhône. L’héliportage permet de travailler vite et bien. Reportage.

Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 21 novembre 2017. Ballet aérien de deux hélicoptères qui transportent les arbres coupés. Photo: Laurent Guiraud.
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Non pas un mais deux hélicoptères à l’horizon. Depuis 9h ce mardi matin. Ensemble ils assurent le spectacle d’une rive à l’autre du Rhône, entre le Bois de la Bâtie et les hauteurs de Saint-Jean. C’est là d’ailleurs, dans le parc du Promeneur Solitaire, que le show aérien prend toute sa dimension. Les spectateurs sont nombreux. Ils ont le bruit et le souffle des engins engagés, rois du vol stationnaire à 60 mètres du sol.

Deux machines au travail. Un Puma et un Écureuil. Le premier traite les «gros sujets», le deuxième se rapproche davantage des immeubles. On lève le doute: le double engagement n’est ni militaire ni sanitaire. Au bout des filins déroulés (du cordage en textile), des segments d’arbres tronçonnés. Il ne s’agit donc pas d’une opération de sauvetage mobilisant des moyens inhabituels mais d’une session d’abattage par héliportage, «propre et de courte durée» pour reprendre la formule rassurante des spécialistes au sol.

Elle avait été annoncée dans les règles. Au bord du fleuve comme dans les quartiers concernés, des panneaux détaillent la manœuvre: «Dans le cadre du Plan de gestion des forêts, la Ville de Genève entretient ses futaies irrégulières. Évacuation des bois par hélicoptères les 21 et 22 novembre. Sous réserve des conditions météorologiques favorables.»

Il ne fallait pas que la bise s’en mêle et que les brumes matinales se montrent persistantes. C’est «tempête de beau temps» pour tous. Les rotations (150 programmées pour le plus petit des hélicos) s’enchaînent à un rythme soutenu. Une bonne trentaine de professionnels sont aux affaires, des pilotes aux sentinelles chargées de la sécurité des sites. Ces dernières remplissent la mission la moins valorisante, celle de planton terrestre, pendant que leurs collègues aguerris grimpent aux arbres.

Tous sont dans le métier et en parlent bien. Le filin descend à la verticale entre les branches. Le bûcheron grimpeur est à mi-hauteur du tronc. A charge pour lui d’estimer le poids du segment qu’il s’apprête à tronçonner. Donnée essentielle, afin d’éviter l’effet «bouchon de champagne» au moment du levage.

La dépose se fait dans un champ, à proximité dégagée du cycle de Cayla, ainsi que sur la parcelle devant le restaurant du Bois de la Bâtie, là où jadis le Festival du même nom rassemblait son public. Les «gros sujets» sont des chênes et des charmes, soit le casting arboré de base des forêts traditionnelles du canton.

Comme ils poussent le long de sentiers longs, étroits et en pente, l’option déjà retenue et pratiquée du débardage à cheval était inapplicable ici. On choisit alors d’éclaircir par le ciel la futaie irrégulière, dans le but de favoriser le rajeunissement et l’accroissement des tiges existantes. «Les travaux consistent au maintien des belles tiges, des essences nobles et des arbres d’avenir. D’où l’abattage des arbres surnuméraires, sans avenir ou dangereux», résument les collaborateurs du Service des espaces verts, présents sur le terrain.

C’est ce qu’on appelle une gestion forestière dynamique, avec les moyens d’aujourd’hui, planifiée sur le long terme. Demain mercredi, on remet ça, mais avec un seul hélicoptère, le «petit jaune», qui connaît par cœur les montagnes valaisannes.

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