Une guinguette anime les bords de l’Arve

CarougeUn repas à la bonne franquette et des musiciens plongent les danseurs dans l’atmosphère insouciante de l’après-guerre.

Le cabaret populaire a ouvert en avril en lieu et place du Café du boulodrome. Swing, rock, blues, jazz: tout sauf de la techno!

Le cabaret populaire a ouvert en avril en lieu et place du Café du boulodrome. Swing, rock, blues, jazz: tout sauf de la techno! Image: Magali Girardin

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Elle n’a rien à envier aux célèbres guinguettes des bords de Seine immortalisées par Renoir et Monet. Installée au bord de l’Arve, derrière le boulodrome de Carouge, la petite buvette de Marianne Barras attire chaque week-end une centaine de Genevois en quête de musique et de fête.

Au programme: swing, rock, chanson française, blues, jazz, etc. «C’est vraiment sympa, je ne connaissais pas, lâche une quadragénaire conquise.» Chaque semaine, un autre groupe de musiciens locaux fait tourbillonner les visiteurs. «On alterne les styles, mais que du live», assure Marianne Barras. «C’est agréable de pouvoir danser sans se faire marcher sur les pieds», plaisante une jeune femme essoufflée. Derrière elle, un couple de quinquagénaires zigzague en rythme dans une synchronisation parfaite. Car, contrairement aux préjugés, il n’y a pas d’âge pour venir ici. Le public présent vendredi passé est à l’image de la pluralité genevoise: toutes générations et origines confondues. Sur la terrasse, les chaises bougent, les tables s’allongent au gré des arrivées.

Des centaines de soutiens

Ouverte en avril, la Guinguette de Carouge est née d’un constat: «Il n’y a presque plus aucun lieu à Genève invitant à danser sur autre chose que de la techno et payer 15 fr. pour une boisson», regrette celle qui manie le service et la baguette comme personne.

Forte de ce constat, l’ancienne tenancière de l’Auberge sarde, du café de l’Aigle et de la buvette de la patinoire carougeoise a créé une association et récolté des centaines de soutiens en quelques semaines. «On demandait à la Ville de Carouge de nous proposer un lieu pour monter une guinguette.» Ce fut chose faite, grâce au… CEVA! «Le Café du boulodrome était fermé et la Mairie ne peut pas réhabiliter le lieu tant que le chantier du futur RER genevois n’est pas terminé.»

Marianne Barras et son équipe ont alors signé un bail de trois ans. «Mais on ne peut exploiter que les vendredis et samedis soir de 18 h à 1 h 30, pour des raisons de sécurité.» Qu’à cela ne tienne, l’énergie de la quinquagénaire fait le reste. En fin de semaine, on se bouscule déjà au comptoir. Un repas, choisi par le chef, et une petite carte maintiennent les estomacs à flot. Pour le reste, on élimine les calories sur la piste de danse. Ne manquent que les guirlandes de petits drapeaux et les canotiers pour se sentir comme en 1900 au Val-de-Marne!

Créé: 07.09.2015, 12h38

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