Une cycliste genevoise a inventé une capote à vélo

NouveautéGladys Acosta Brandrup veut commercialiser sa trouvaille pour que les cyclistes ne délaissent pas leur engin dès qu’il pleut.

Image: Laurent Guiraud

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«Chouette votre protège-pluie, s’exclame un passant. Vous l’avez acheté où?» A peine Gladys Acosta Brandrup a-t-elle paré son vélo de sa capote pour combattre les intempéries que la voilà assaillie de questions. Nous l’avons constaté lundi en découvrant la drôle de trouvaille conçue par cette cycliste genevoise: une bâche en plastique solidement fixée à sa bicyclette grâce à un support arqué en aluminium. «Interloqués, des Japonais me prennent souvent en photo!»

Dès qu’il pleut, «trop de monde délaisse son vélo pour la voiture, estime l’inventrice. Et à Genève, il pleut pas mal. Alors une telle protection est vraiment utile!» Sa conception a d’abord été motivée par des préoccupations environnementales. Mais pas seulement: «C’est aussi précieux quand on porte des lunettes.»

Cycliste invétérée, cette mère célibataire de 48 ans – qui transportait déjà ses deux enfants sur un petit chariot il y a une vingtaine d’années – en connaît un rayon sur ce mode de transport. Mais son premier prototype pour se prémunir de la pluie date d’il y a cinq ans: «J’avais alors littéralement désarticulé mon étendage pour le linge avant de le souder à mon vélo. Or non seulement je l’ai abîmé dans cette entreprise, mais en plus la bâche était bien trop lourde et ne protégeait pas assez l’avant de mon cycle. Et puis après un mois d’utilisation, le métal avait déjà rouillé.»

Déterminée, cette éducatrice de la petite enfance se remet à l’ouvrage pour améliorer sa réalisation. Grâce aux Etablissements publics pour l’intégration, où elle se fournit dorénavant en aluminium, et à un ébéniste, à qui elle commande des bâches en plastique pour bateaux, sa capote est devenue plus légère et solide. «On la fixe et on l’enlève également très facilement», ajoute Gladys Acosta Brandrup. Or la conception de cet objet «insolite» reste chère. Son auteure aspire donc à le commercialiser.

Une conception vraiment insolite? Quand on se penche sur les accessoires de vélo sur la Toile, on perçoit bien quelques équipements de ce type. Mais à Genève, ces bâches protectrices ne courent assurément pas les rues. La soussignée n’en a pour sa part jamais vu. Questionné, un spécialiste de cycles ne cache pas sa surprise, tout en s’interrogeant sur l’utilité réelle de cette capote.

«Le matériel existant, nettement plus flottant, n’a rien à voir avec mon invention», note notre «Géo Trouvetou», qui l’a fait protéger à l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle.

(TDG)

Créé: 02.10.2017, 19h19

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