Un précieux don pour la mobilité des étudiants

UniversitéL’entrepreneur genevois Abdallah Chatila verse 300 000 francs à l'UNIGE.

L’entrepreneur genevois Abdallah Chatila. Image d'archives.

L’entrepreneur genevois Abdallah Chatila. Image d'archives. Image: 24Heures

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Suite à l'acceptation de l'initiative «Contre l’immigration de masse» le 9 février 2014 et à l’exclusion de la Suisse du programme Erasmus, la situation s’est compliquée pour les étudiants désireux d’effectuer un échange académique à l’étranger. Toutes les universités suisses ont été contraintes de renégocier leurs partenariats et de trouver des alternatives financières pour soutenir leurs étudiants. Le vice-recteur de l’UNIGE, Yves Flückiger, se réjouit ainsi des 300 000 francs octroyés par l’entrepreneur genevois Abdallah Chatila pour la mise en place d’une bourse Sesam mobilité. Une manifestation a eu lieu, lundi en fin d'après-midi, à Uni Mail pour remercier «le généreux donateur», selon les termes du vice-recteur, favorable à de telles aides privées, «à condition qu’il n’y ait pas de condition».

Surpris qu’à Genève on puisse envisager de refuser des dons, Abdallah Chatila motive ainsi son geste: «J’ai eu la chance de beaucoup voyager dans ma vie. Je trouvais dommage que des jeunes aient les ailes coupées suite à une décision qui les dépasse», explique l’homme d’affaires né au Liban. Etabli à Genève depuis 1988, Abdallah Chatila souhaite aussi «redonner à Genève ce que j’ai reçu». Résultat: 100 000 francs seront attribués chaque année pendant trois ans. Trente universitaires, sur les 47 demandes reçues, bénéficieront de ce soutien dès la prochaine rentrée académique; ils recevront chacun 2500 francs pour un échange d’un semestre ou 5000 francs pour une année.

«Une vraie chance», considèrent Florentin Weibel, étudiant en droit de 25 ans qui s’apprête à s’installer à Saint-Pétersbourg, et Lou Jacquemet (21 ans), qui va poursuivre ses études d’anglais et d’histoire à Sidney. «Un vrai plus au niveau de l’expérience, et un bon signal pour leurs futurs employeurs», conclut Yves Flückiger.

Eléonore Blanc, Tristan Boursier et Davy-Kim Lascombes, qui ont déjà bénéficié d'un tel séjour académique à l'étranger (Beyrouth, Ottawa et Boston), en sont les premiers convaincus. Ils se félicitent aussi «des relations tissées à cette occasion, qui devraient perdurer». (TDG)

Créé: 15.06.2015, 20h24

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