Un nouveau parti dans le paysage politique genevois

PolitiqueLe parti libertarien de Genève a été créé mardi dernier par quatre universitaires issus d’horizons politiques différents.

De g. à d.: Adrien Faure, Fabio Battiato, Alexis Andres et Darius Tabatabay, les quatre membres fondateurs.

De g. à d.: Adrien Faure, Fabio Battiato, Alexis Andres et Darius Tabatabay, les quatre membres fondateurs. Image: DR

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Le parti libertarien est né à Genève mardi dernier. Fondée notamment par Adrien Faure – ancien président de la jeunesse socialiste – et Fabio Battiato – étudiant en droit – cette entité politique est la première du genre en Suisse romande. «Bien qu’il existe déjà des associations promouvant certaines valeurs libertariennes, nous avons pensé que la création d’un parti permettrait une plus large diffusion de nos opinions politiques», explique Fabio Battiato, porte-parole du comité. Le groupe, qui se revendique ni de gauche ni de droite, s’estime néanmoins «plus libéral que le PLR, devenu trop étatiste».

Pour les membres du parti, «l’idéal serait de réduire la taille de l’Etat en le rendant plus local et par conséquent plus proches de ses administrés». La liberté de l’individu constitue une valeur essentielle dans un système de propriété et de marché universel, selon cette philosophie politique. «Nous posons la coopération sociale comme étant une chose nécessaire et vitale. Mais pour un libertarien, l’État est seulement l’une des nombreuses formes de cette coopération, qui n'implique pas forcément une centralisation du pouvoir. Sans se faire trop d’illusions sur son abolition totale et sans être pour autant des révolutionnaires, nous voulons démontrer que d'autres alternatives sont possibles», expliquent les membres du comité.

Adrien Faure, militant «libertarien anarcho-socialiste», explique sur son blog la nature divergente du libertarianisme d’avec le libéralisme. Et s'explique sur ses motivations. «Les positions libertariennes ne sont aucunement représentées dans le spectre des partis politiques déjà existants, ce qui a notamment poussé à la création du comité.»

La première prise de position du parti politique a trait aux votations du 28 septembre et en particulier la caisse publique. Sur leur page Facebook, les libertariens rejettent un monopole de l’État jugé «lent et inefficace» et un cartel «trop protectionniste». Le parti souhaite «un libre marché et l’abolition de la loi sur l’assurance maladie. Nous invitons donc à refuser l’initiative du PS.»

L’entité mise sur une quinzaine de participants à la première assemblée générale prévue ce vendredi et espère compter une cinquantaine de membres actifs d’ici quelques mois. «Nous sommes le premier parti libertarien créé en Suisse romande. Nous envisageons de fonder une alliance avec d’autres partis à tendance libertarienne tel que Hup Schweiz, déjà actif en Suisse alémanique. A terme, nous visons la création d’un parti dans chaque canton, ajoute le secrétaire. Nous aimerions défendre nos idées et présenter des candidats au parlement, sans pour autant viser des postes faramineux.» (TDG)

Créé: 22.09.2014, 18h12

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