Un concours pour valoriser les géodonnées transfrontalières

Appel à projetsLe «Géofab» veut pousser l’exploitation des données géographiques du Grand Genève.

Gabriel Doublet, vice-président de l’ARC, le syndicat mixte qui réunit les collectivités de France voisine, et François Longchamp, président du Conseil d'Etat genevois.

Gabriel Doublet, vice-président de l’ARC, le syndicat mixte qui réunit les collectivités de France voisine, et François Longchamp, président du Conseil d'Etat genevois. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Les données géographiques relatives au Grand Genève doivent être mises en valeur. Elles n’attendent que des bonnes idées pour être exploitées. Pour y parvenir, les partenaires publics transfrontaliers ont lancé le «Géofab».

L’initiative est en fait un appel à candidatures: est recherché tout projet innovant qui puisse contribuer à l’économie du Grand Genève en utilisant les géodonnées numériques mises à disposition. Le premier round de sélection s’est ouvert mardi.

Vice-président de l’ARC, le syndicat mixte qui réunit les collectivités de France voisine, Gabriel Doublet développe: «Sur le territoire transfrontalier, il existe depuis longtemps un grand nombre de données collectées. Elles sont d’une grande richesse et, au lieu de les laisser dormir, il faut les valoriser.» Le président du Conseil d’Etat François Longchamp image: «Nous cherchons le bijoutier qui puisse transformer cet or à des fins qui aient un intérêt pour le développement de la région.»

Tout type d’entreprise est visé, même si les start-up et petites sociétés sont particulièrement susceptibles d’être intéressées. Quant aux thématiques traitées, aucune n’est privilégiée. Le champ est ouvert à toutes les politiques publiques territoriales, du tourisme à l’agriculture, de l’environnement au commerce. Seul critère à respecter: le projet doit contribuer au dynamisme économique du Grand Genève.

Une fois l’appel à candidatures clos, les meilleurs projets seront sélectionnés par un jury réunissant les partenaires du projet et certains privés. Les deux premiers prix auront droit à vingt jours d’expertise pour les accompagner dans le développement de leur idée. Quant aux quatre suivants, ce sont cinq jours de conseil qui leur sont promis. Sans oublier une mise à disposition gratuite des données. Au total, quatre appels à projets sont prévus sur les deux prochaines années.

A la tête du «Géofab» avec son alter ego français François Perrussel-Morin, Pascal Oehrli, directeur du centre de compétence du SITG (Système d’information du territoire à Genève), espère un ancrage sur le long terme: «Pour l’instant, nous ne sommes fixés que sur deux ans. Mais le but est de trouver une dynamique avec un modèle qui puisse continuer longtemps.»

Aux côtés du Canton et de l’ARC, l’Université de Genève porte également le projet. «C’est une opportunité de soutenir des projets numériques innovants dans un cadre transfrontalier, se félicite le recteur Yves Flückiger. Cela s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’UNIGE.»

Créé: 04.04.2017, 19h10

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