Surprise, un département historique ressuscite!

PolitiqueUne forte pression parlementaire pousse Anne Emery-Torracinta à ressusciter le DIP.

Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ

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Et la quatrième semaine, il ressuscita! Baptisé Département de la formation et de la jeunesse il y a à peine un mois, le DIP ressort du tombeau. «Je proposerai mercredi, explique la magistrate Anne Emery-Torracinta, un arrêté au Conseil d’État pour nommer mon département de l’instruction publique de la formation et de la jeunesse, soit DIP».

Pourquoi ce changement? Un nœud coulant parlementaire se serrait lentement autour du cou de la magistrate. Premier acte, jeudi, le Grand Conseil prend acte, par le biais d'une résolution, de la nouvelle organisation du Conseil d’État. Au cours des débats, les députés sont nombreux à s’émouvoir de la disparition du nom de Département de l’instruction publique (DIP) de l’organigramme de l’État, remplacé par celui de Département de la formation et de la jeunesse (DFJ). Et ils s’y mettent tous! De l’UDC Stéphane Florey au PLR Cyril Aellen en passant par le MCG Patrick Dimier. Et il faut dire qu’à gauche, on n’est pas très convaincu que la suppression d’un acronyme accolant fièrement le terme de «publique» à une politique importante soit une vraie bonne idée. Pour ne pas bloquer la recomposition des départements, la résolution passe la rampe.

Mais vendredi, nouvelle charge. Les députés PLR Jean Romain et Céline Zuber déposent un projet de loi pour ressusciter le nom du Département de l’instruction publique. Introduit en cours de session, le texte recueille assez de voix pour être introduit à l’ordre du jour mais échoue à en obtenir suffisamment pour être traité en urgence. Qu’à cela ne tienne! Les industrieux députés commencent à récolter des signatures pour imposer l’organisation d’une séance extraordinaire pour traiter du sujet!

Sentant venir le vent, la magistrate socialiste jette l’éponge et annonce le changement de nom, qui devra être avalisé formellement mercredi par le Conseil d’État. Elle ajoute: «L’enjeu important, ce n’est pas un nom, mais la mission et les moyens de mon département.» Et de lancer ironiquement à la droite qu’elle est ravie de pouvoir désormais compter sur son soutien unanime pour voter ses budgets. Devant le parlement, elle réexplique avoir voulu modifier le nom du DIP, car son activité dépasse largement l’activité d’instruction, «De plus, le terme de formation est celui de la politique publique que je mène et celui de la plupart des départements faisant les mêmes missions dans les autres cantons.» Et maintenant, il faudra changer à nouveau tous les noms? Le porte-parole du DIP, Pierre-Antoine Preti, relativise: «Il y a quelques heures de travail à consacrer pour revenir en arrière, mais peu de coûts: il s'agit surtout de changer électroniquement des signatures de courriers.» (TDG)

Créé: 22.06.2018, 16h37

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