Sous pression, les HUG augmentent les effectifs en pédiatrie

SantéAprès des semaines de mobilisation du personnel, qui réclamait via les syndicats vingt postes supplémentaires aux urgences pédiatriques, les HUG ont décidé d’en ouvrir dix.

Depuis un mois, le Syndicat des services publics réclamait vingt postes supplémentaires au service des urgences pédiatriques.

Depuis un mois, le Syndicat des services publics réclamait vingt postes supplémentaires au service des urgences pédiatriques. Image: LUCIEN FORTUNATI/ARCHIVES

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Non, c’est n’est pas à cause du «bruit» que les HUG ont finalement décidé d’ouvrir des postes supplémentaires dans le service de pédiatrie. C’est du moins ce que Bertrand Levrat, directeur général de l’établissement longtemps resté sourd aux revendications syndicales, a martelé pendant la conférence de presse donnée mardi après-midi pour annoncer les nouveaux renforts.

Depuis un mois, le Syndicat des services publics (SSP) réclamait vingt postes supplémentaires au service des urgences pédiatriques (SAUP), appuyé par une partie du personnel qui se disait à bout. Dans cette profession qui se féminise, le taux d'absentéisme y a atteint 12%. Les HUG ont décidé de couper la poire en deux: ce sera dix équivalents temps plein (ETP), pour trente postes pourvus dans l’ensemble du service de pédiatrie. Une réponse logique à l’augmentation de la fréquentation des SAUP (+25,2% entre 2014 et 2018), insiste Bertrand Levrat. «On ne donne pas là où on crie fort, mais où des besoins objectifs existent. Donner plus de dix postes serait une incompréhension institutionnelle».

Mea Culpa du directeur

Du côté des syndicats, on se réjouit de l’avancée mais on ne s’en satisfait pas. «C'est un victoire d'étape, se félicite Sabine Furrer, Secrétaire syndicale du SSP. Cependant, il manque encore dix postes, et nous continuerons à nous battre pour les obtenir.» La syndicaliste voit dans la décision des HUG l’impact de la pression mise ces dernières semaines: «Nous sommes persuadés que sans la mobilisation du personnel, cette avancée n'aurait pas été possible.» Une causalité que confirme à demi-mot Bertrand Levrat: «Nous comprenons les revendications fortes de la part des soignants, dont le mouvement d’humeur, certes exagéré, était légitime et a permis d’accélérer certaines décisions». Le directeur «assume» en outre une «réponse probablement trop lente de la part de la direction».

Sur la manière de faire toutefois, le SSP reste amer. »Négociation il n'y a pas eu, déplore Sabine Furrer. La manière de faire ne nous convient pas, nous avons été mis devant le fait accompli«. Les HUG ont tenu le SSP hors des discussions du comité de gestion et son directeur a confirmé mardi ce choix. (TDG)

Créé: 12.03.2019, 17h29

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