Rentrée: la Ville met les petits plats dans les grands

Parascolaire De la cantine aux activités culturelles et sportives, le dispositif sera fin prêt dès lundi.

Dans le cadre de la rénovation des 8 cuisines de production, la magistrate Esther Alder souhaite «développer deux menus quotidiens: un carné et un végétarien au choix».

Dans le cadre de la rénovation des 8 cuisines de production, la magistrate Esther Alder souhaite «développer deux menus quotidiens: un carné et un végétarien au choix». Image: LAURENT GUIRAUD

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En ce vendredi précédent la rentrée, l’école Le Corbusier est quasiment vide. C’est dans l’une de ces constructions modulaires que la conférence de presse a lieu. Ces pavillons provisoires, comme on les appelle, ont été implantés dans le préau pour faire face à l’augmentation des effectifs. Entre 2009 et 2017, le nombre d’élèves du primaire en Ville a crû de 4%. Quant à la fréquentation des restaurants scolaires et parascolaires, le chiffre a explosé (+38%). D’où les pavillons. «Ils resteront ici une dizaine d’années», précise Esther Alder, magistrate chargée de la Cohésion sociale et de la Solidarité. Agrandir les écoles ne serait-il pas plus logique? Pas forcément, répond Isabelle Widmer, cheffe du Service des écoles et institutions pour l’enfance. «On doit prendre en compte les finances de la Ville», précise-t-elle, rappelant tout de même que 60 millions ont été investis dans l’école de Chandieu ou que l’école de Pâquis-Centre sera rénovée pour une trentaine de millions.

Autant de bâtiments, neufs ou anciens, qui, comme le rappelle Esther Alder, sont ouverts aux familles en dehors des jours d’école. Depuis le début de l’année, il est possible de louer une salle pour organiser une fête. «Les espaces de quartiers rénovés sont aussi mis à disposition par le service social. Cela remporte un grand succès», souligne-t-elle.

Du côté des restaurants scolaires, les innovations se profilent. La principale concerne la facturation des repas. «Les parents paient désormais un forfait chaque mois, détaille Isabelle Widmer. Du coup, les enfants viennent plus régulièrement, ce qui permet de limiter le gaspillage.»

Menus végétariens

Quant au contenu des assiettes, les exigences de qualité, d’approvisionnement local et de diversification des menus sont renforcées. «La plupart des restaurants scolaires proposent un repas végétarien par semaine», explique l’élue Verte. Elle compte faire cet automne une demande de crédit au Municipal pour procéder à la rénovation prochaine des 8 cuisines de production. «Dans ce cadre, nous souhaitons à terme développer deux menus quotidiens: un carné et un végétarien au choix.» La magistrate dresse au passage un bilan positif des ateliers tests qui ont permis aux enfants d’élaborer leurs menus. «Les rendre partie prenante, leur expliquer la saisonnalité des légumes ou l’importance de manger du poisson, c’est toujours bénéfique!» renchérit Isabelle Widmer.

Dans le parascolaire, les ateliers découverte (1866 places) et les ateliers mobiles (847 places) recommencent. De quoi permettre aux enfants de découvrir le handball, de s’initier aux disciplines du cirque ou d’apprendre à dessiner des mangas. Sur le chemin de l’école, dès lundi, les 107 patrouilleuses et patrouilleurs reprennent du service. S’ajoute le développement des «parcours futés», sécurisés et balisés.

Enfin, les quatre points infos élargissent leurs horaires la semaine du 11 au 15 septembre pour répondre aux questions des parents liées à la rentrée. Un numéro gratuit a aussi été mis en place: 0800 44 77 00.

En espèces et non en bons

A noter, l’allocation de rentrée scolaire sera versée pour près de 3900 enfants. En espèces et non en bons utilisables dans les commerces locaux. Comme l’a pourtant exigé le Municipal en janvier. «Nous attendons la décision de la Commission fédérale de la concurrence.» Le nombre de bénéficiaires est stable depuis la création de l’allocation en 2013. Et ne variera pas malgré la coupe budgétaire prévue sur cette ligne. «On est obligé de verser la prestation aux familles qui la demandent et qui entrent dans les critères», indique Esther Alder, regrettant le «mauvais signal».

(TDG)

Créé: 25.08.2017, 19h12

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