Rendre ses données accessible au public, et après?

Open data Le SITG organisait aujourd’hui une journée de réflexion sur l’Open data, dont une table-ronde sur l’impact de l’ouverture des données.

Image d’illustration

Image d’illustration Image: Philippe Maeder

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le mouvement Open data prône la mise à disposition du public des stocks de données compilées par les entreprises et les institutions. Une fois ces données ouvertes, que se passe-t-il? Comment les citoyens se les réapproprient-ils? Les questions étaient au coeur de l'une des tables rondes lors de la journée «Investir le territoire numérique» organisée hier par le Système d’information du territoire (SITG).

Trois intervenants ont livré différentes manières de «donner vie» aux données brutes. «Une fois ouvertes, ces informations sont peu utilisées sans motivations», rappelle Simon Chignard, auteur d’un livre sur l’Open data. Le spécialiste conseille la mise en place d’un concours adressé au développeurs d’applications et de site Internet. Ou de lancer un appel à idée auprès d’un large public. La SNCF a, par exemple, demandé à ses usagers de lui faire part de ses propositions d’applications pour améliorer le service des trains de banlieue. Parmi les vainqueurs se trouve un programme donnant le taux de remplissage des rames de trains.

En Suisse, les Transports publics genevois ont été les premiers à ouvrir leur base de données contenant les horaires en temps réels. Un concours a été lancé et cent demandes de fichiers ont été faites, se félicite Antoine Stroh, son responsable de l’Open data. Ce dernier relève les avantages d’une telle opération sur «l’image de l’entreprise», pour «l’amélioration de la transparence». Il y voit aussi un avantage économique: «Nous pouvons externaliser des besoins technologiques qui changent en permanence.»

La chance des TPG a été de disposer d’un fichier lisible et facile d’utilisation. Ce qui n’est pas le cas de toutes les administrations, rappelle un participant. «Nous encourageons les entreprises à optimiser la qualité de leurs données, ne serait-ce que pour un usage interne. Lorsqu’elles ouvrent leurs données, elles doivent faire un catalogue de l’existant. Un travail fastidieux, mais très positif!», encourage Antoine Logean, d’Opendata.ch.

Et après? Une inquiétude émane du public: si une entreprise accède gratuitement à des données et les réutilise, ne faut-il pas craindre la concurrence? «Notre rôle est de partager les données entre entités publiques, répond Pascal Oehrli du SITG. Si elles font mieux que nous, tant mieux: elles apporteront une valeur ajoutée à notre service.»

(TDG)

Créé: 15.10.2013, 19h05

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Amherd, première femme à la tête de l'armée suisse
Plus...