Partage a récolté 8000 tonnes d'aliments en dix ans

SocialLa banque alimentaire, créée en 2005, récupère les denrées qui seraient gaspillées pour nourrir les démunis.

En 2014, l'association a récolté 88 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène.

Photo: Pierre Abensur

En 2014, l'association a récolté 88 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène. Photo: Pierre Abensur

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L’association Partage a 10 ans, et elle n’est pas près de disparaître. Loin de diminuer, le nombre de personnes en situation de précarité ne cesse en effet d’augmenter. «On aimerait effectivement ne plus avoir besoin de Partage, mais il ne faut pas rêver», confie Mauro Poggia, le conseiller d’Etat responsable du Social.

Vincent Gall, codirecteur de l’association, s’alarme notamment du nombre croissant de familles en difficulté. «Quand nous avons lancé le premier projet, sous l’impulsion de Manuel Tornare, nous pensions pouvoir récolter 250 tonnes de denrées par an, poursuit-il. En 2014, nous en sommes à 882 tonnes, qui couvrent 60% des besoins des associations et des services sociaux qui les redistribuent.»

5000 personnes aidées par semaine

La récolte des invendus et des surplus alimentaires se fait auprès des entreprises et des commerces. Les plats des restaurants d’entreprises non consommés sont également récupérés depuis 2012. En dix ans, ce sont 8000 tonnes de nourriture et de produits d’hygiène qui ont échappé à la poubelle et ont été offerts. L’association a calculé que 5000 personnes sont aidées en moyenne toutes les semaines depuis 2005.

Partage espère faire encore mieux, parce qu’il y a encore beaucoup d’aliments gaspillés dont certains auraient besoin, assure Serge Bednarczyk, le tout nouveau président de l’association. «Oui, nous devons nous retrousser les manches, confirme Vincent Gall. Dans les années à venir, il nous faudra récolter 20 à 40% de denrées en plus si nous voulons couvrir 60 à 70% des besoins.» Pour Marc Nobs, l’autre codirecteur, un développement serait possible en négociant avec les producteurs de denrées.

Le conflit des emplois de solidarité

Voilà pour l’avenir. Dans un passé récent, Partage a aussi essuyé une grosse tempête, qui a soufflé sur d’autres activités que la récolte de denrées. En automne 2013, une vingtaine de personnes en emplois de solidarité (EdS) dans l’association se sont mises en grève. Très dur, le conflit portait sur le manque d’encadrement et de possibilités de formation, ainsi que sur les salaires jugés trop bas (fixés par l’Etat).

Partage a dû abandonner totalement les activités concernées. L’association, qui emploie plus de 60 personnes en EdS, a depuis mis en place une nouvelle structure d’encadrement pour elles. «Nous avons nommé un directeur des ressources humaines et proposons désormais un plan de réinsertion individualisé», conclut Vincent Gall. (TDG)

Créé: 07.05.2015, 19h43

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