On revotera sur l'ouverture des magasins le dimanche

GenèveLe référendum de l'Alternative et des syndicats contre la loi votée au Grand Conseil a été déposé ce mercredi.

L'Alternative et les syndicats ont déposé les 7790 signatures de leur référendum ce mercredi au bureau des votations.

L'Alternative et les syndicats ont déposé les 7790 signatures de leur référendum ce mercredi au bureau des votations. Image: Antoine Grosjean

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Le peuple devra se prononcer à nouveau sur l'ouverture des magasins le dimanche. Le référendum de l'Alternative et des syndicats Unia, SIT et Syna contre la loi adoptée au Grand Conseil en septembre a été déposé ce mercredi au bureau des votations. Signé par plus de 7790 personnes (alors qu'il fallait au minimum 5227 paraphes), le texte s'oppose à l’assouplissement de l’horaire des commerces voulu par une majorité parlementaire formée de l’Entente, de l’UDC et du MCG. Celle-ci a décidé d’autoriser l’ouverture des magasins trois dimanches par an, à titre expérimental, durant deux ans.

Pour le comité référendaire, il y a là un déni de démocratie. Le 23 novembre 2016, les Genevois avaient accepté le contre-projet à l’initiative «Touche pas à mes dimanches!», lequel prévoyait certes d'ouvrir les commerces trois dimanches par an, mais à la condition qu'une convention collective de travail (CCT) étendue soit en vigueur dans le secteur. Or, ce n'est pas le cas actuellement. «Les milieux patronaux se sont assis sur la volonté populaire, déplore la députée d'Ensemble à Gauche, Jocelyne Haller. C'est inadmissible. En dénaturant ainsi la décision du peuple, on donne aux gens l'impression qu'il ne sert à rien d'aller voter.»

Selon le député socialiste Romain de Sainte Marie, les échos recueillis lors de la récolte de signatures montrent que la population tient à l'existence d'une CCT étendue en contrepartie de l'assouplissement des horaires des magasins: «Il est regrettable que le patronat passe en force, dénonce-t-il. On nous rétorque qu'il existe des compensations pour le travail du soir et du week-end, mais ce que nous demandons, c'est un vrai partenariat social pour améliorer les conditions de travail dans une branche sinistrée où il y a beaucoup de sous-enchère salariale.»

Les syndicats réclament notamment des plannings transmis au moins trois semaines à l'avance, moins de flexibilité dans les horaires de travail, des samedis de congé et une meilleure protection en cas de maladie. Secrétaire syndical chez Unia, Pablo Guscetti raconte que la récolte de signatures s'est parfois déroulée dans un climat tendu: «Certains employeurs nous ont empêchés d'approcher leur personnel. Par exemple, la Migros nous a interdit de diffuser des feuilles de signatures dans les salles de pause, estimant qu'il s'agissait d'une action syndicale. La Constitution garantit pourtant le droit de distribuer de l'information syndicale aux employés.»

Les référendaires sont convaincus que le peuple confirmera la volonté exprimée dans les urnes en novembre 2016. (TDG)

Créé: 07.11.2018, 14h06

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