Olmo reçoit devant le Musée Rath le prix «Rathania»

BEAUX-ARTS Le public a choisi une de ses sculptures lors de l’exposition, qui regroupait en septembre 296 artistes genevois. Il a reçu lundi une statuette de Fabrice Gygi.

Olmo devant le Musée Rath ce lundi 9 janvier.

Olmo devant le Musée Rath ce lundi 9 janvier. Image: Olivier Vogelsang/Tribune de Genève

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Dix-huit heures. Nous sommes un petit groupe, ce lundi 9 janvier, devant le Musée Rath qui ferme ses portes. Le lieu apparaît symbolique. Il s’agit de décerner le prix du public pour l’exposition « Rathania », qui s’est tenue ici en septembre. Chaque chose en son temps. Notons que dans la petite assistance se trouve notre ministre de la Culture Sami Kanaan. Il faut aussi signaler les gestes quand ils sont sympathiques.

Tout va très vite. Fabrice Gygi, pipe au bec, remet la statuette qu’il a conçue au lauréat Olmo del Pozzo. Le lauréat, très fils de famille convenable, la reçoit. Rappelons qu’il a tout de même été élu sur 296 candidats. Son père prononce quelques mots en anglais, avec un fort accent italien. Ensuite, la troupe se serait intégralement retrouvée dans un café, si je n’avais pas alpagué le lauréat pour les petites questions qui s’imposent.

La révélation de l’acier

« Je suis né à Genève d’un père Romain et d’une mère turque », explique celui qui signe ses œuvres d’un simple Olmo. C’était en 1979. Mon interlocuteur a commencé sa scolarité à Genève. Puis il est parti passer son baccalauréat international en Angleterre, et c’est comme ça que tout a commencé. « Mon père avait choisi pour moi la comptabilité. J’ai tenu le coup un seul cours. » Il fallait une matière de substitution. Ce fut l’art. « Je suis tombé dedans presque par hasard. »

Coup de chance ! Son professeur lui montre d’emblée des barres métalliques. Ce fut un coup de foudre, que l’on espère mutuel. « J’ai très vite commencé à tordre et à souder. » Olmo juge le matériau très rigide, certes, « mais aussi très spontané ». Il ne dessine rien à l’avance. Tout se passe face au métal. « J’aime le mélange de chaleur et de danger. » Il y a aussi la possibilité de recommencer ce qui insatisfait. « Allez donc faire la même chose avec le bois ou avec le marbre ! »

Peinture et photographie

L’acier ne constitue pas l’unique mode d’expression de mon vis-à-vis. Il y a aussi une peinture « qui joue avec les limites de l’abstraction. » De près, le spectateur ne voit pas grand-chose. Il devine, en s’éloignant. Et puis, il y a la photo… « J’ai commencé avec l’argentique, puis j’ai abandonné. Je m’y remets maintenant, avec le numérique. » Olmo devrait ainsi exposer ses images à Genève en mai.

Il s’agit là pour lui d’activités non pas secondaires, mais parallèles. Notre homme, petite barbe soignée et cravate bien nouée, exerce en effet un métier principal. Il est dans le transport maritime. « J’apprécie de pouvoir créer des choses sans avoir le besoin de séduire et de vendre. » La chose lui offre une impression de liberté. Mais soyons justes. Devenir artiste à plein-temps ne déplairait pas vraiment à Olmo.

Site : www.olmo-art.com (TDG)

Créé: 09.01.2012, 19h53

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