Les petits avions doivent quitter Cointrin avant cet automne

UltimatumA l’aéroport, le Groupe de vol à moteur lutte devant la justice pour sa survie.

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Graves turbulences pour le Groupe de vol à moteur de l’Aéro-Club de Genève, menacé de disparition. L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), sans opposition du conseil d’administration de Genève Aéroport, veut mettre fin aux activités de cette institution plus que centenaire le 31 octobre.

L’aéro-club devra cesser ses activités de location d’avions et d’écolage; les avions des propriétaires privés basés à Cointrin, une cinquantaine, seront cloués au sol et l’unique entreprise exploitant des hélicoptères disparaîtra. Les effets, on l’imagine, seront désastreux. Appel a été fait devant le Tribunal administratif fédéral de la décision de l’OFAC en arguant de son côté arbitraire et disproportionné. Une décision devrait être rendue prochainement.

Depuis 1998, l’OFAC permet une dérogation aux pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en matière de tourbillons de sillage, afin de permettre l’utilisation simultanée des deux pistes de Cointrin, malgré leur proximité. Ceci grâce à une pratique éprouvée de séparation des trafics des deux pistes par les contrôleurs aériens. Cette dérogation n’a entraîné aucun incident. La pratique genevoise permet de neutraliser les dangers des tourbillons du sillage, ou vortex.

L’Aéro-Club de Genève se bat pour obtenir la prolongation de la situation dérogatoire actuelle jusqu’à ce que la Loi sur l’aviation impose éventuellement un changement, soit à l’horizon 2016. Ou que Genève Aéroport doive disposer des surfaces utilisées par l’aviation légère, la piste en gazon en particulier, pour son développement, une fois son plan d’extension entériné et financé. Car le directeur de Genève Aéroport, Robert Deillon, prévoit un afflux de 14 millions de passagers cette année. Et de 25 millions à l’horizon 2020.

D’ici là, il peut encore s’écouler quelques années. Elles permettraient à l’aéro-club de conserver durant ce laps de temps encore l’école d’aviation, qui forme quinze à vingt pilotes chaque année, de maintenir son parc d’aviation à disposition de ses 350 membres actifs et la possibilité pour les cinquante propriétaires d’avions légers basés à Genève de trouver des solutions de déplacement ou de vente de leurs appareils.

Créé: 26.02.2013, 10h40

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