Les patrons genevois font leur show

EntreprisesPlus de 4000 chefs d’entreprise ont participé à la rentrée des milieux économiques. Sous le signe de la révolution digitale.

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L’économie, pour l’essentiel, se porte bien. La plupart des indicateurs sont au vert. Dans ce contexte, les 4000 participants à la classique «rentrée des entreprises» organisée par la FER-GE (Fédération des entreprises romandes) étaient hier d’humeur festive. Et le show de drones cachés derrière de grosses boules blanches puis l’échange musical étonnant entre un robot de trois mètres et le professeur de droit fiscal – et guitariste – Xavier Oberson les a encore plus amusés.

Kuka, comme se nomme cette machine intelligente construite en Allemagne, a rappelé la révolution digitale en cours, qui secoue les modèles entrepreneuriaux traditionnels. Et c’est ce thème qui a dominé les discours officiels. Le président du Conseil d’État, Pierre Maudet, a insisté sur le «statut numérique que Genève devait se façonner», appelant les chefs d’entreprise à redéfinir rapidement des modèles d’affaires qui risquent d’être «engloutis» par la vague numérique.

Purée de pois chiche

Auparavant, Blaise Matthey, directeur général de la FER, avait esquissé les contours de cette quatrième révolution technologique: «Le charbon, le pétrole, l’électricité, les transistors et microprocesseurs ont été quelques-uns des éléments des trois premières. La connectique et le big data sont ceux de la quatrième. La numérisation accélère l’évolution. La quatrième révolution industrielle peut inquiéter, comme elle peut enthousiasmer, par les perspectives qu’elle ouvre.»

Ivan Slatkine, président de la FER et éditeur, a aussi exhorté ses pairs à saisir les opportunités de ces changements technologiques, plutôt qu’à les subir: «Le monde de demain peut effrayer certains. Il peut aussi être enthousiasmant.» Une révolution qu’il vit dans son secteur. «En moins de trois décennies, nous sommes passés des premiers logiciels de mise en page, de l’imprimerie offset et des librairies de quartier à l’impression numérique à la commande, aux liseuses électroniques et aux ventes en ligne depuis des sites d’e-commerce», a résumé ce chef d’entreprise. Mis en appétit par tant de virages technologiques à négocier, les participants se sont ensuite tournés vers les nourritures terrestres: piqué de crevettes, risotto crémeux et fine purée de pois chiche.

Créé: 28.08.2018, 21h49

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