Les danseurs de B-boying nous ont fait tourner la tête à Meyrin

Danse urbaineUne compétition de break dance organisée par le festival Groove 'N' Move a mis le feu à l’Undertown ce samedi.

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«Tu vas aussi au battle de B-boying?» entendait-on samedi après-midi dans le tram, peu avant l’arrêt Forumeyrin. En suivant les casquettes multicolores à visières bien droites, on accède facilement à la salle de l’Undertown, où le festival de danses urbaines Groove ‘N’Move organise une compétition de break dance.

Le lieu est underground, au sens propre du terme: on y accède par un escalier qui descend au sous-sol. En chemin, des jeunes, majoritairement entre 15 et 35?ans, en survêtements synthétiques vintage des années 90, se dirigent vers le centre de la salle. Au fond de ce couloir, une arène entrouverte d’où nous parviennent les accords d’une musique, qui en ce lieu paraît irréelle: du vieux funk, voire du jazz. Le tout mixé sur un beat hip-hop, saupoudré de nombreux scratch aux platines. Aux côté de DJ Dr. Lutz et de DJ Vientane, le speaker Tony PS, qui tient son micro tête en bas: «Niiiiiice! (prononcer «naïce»)», s’exclame-t-il, saluant le head spin (ndlr: figure de break dance consistant à tourner sur la tête) de l’un des participants.

Un bastion masculin

Arrivent les 8e de finale, vers la fin d’une compétition qui s’étend de 13h à 18h. Sur les 80 participants, soit 40?équipes de deux, n’en restent plus que 16. A ce stade, plus de filles en jeu: les 3 participantes ont été recalées précédemment. Contrairement à d’autres types de danses hip-hop, le B-boying – communément appelé break dance – est un bastion quasi exclusivement masculin. Les nombreuses figurent acrobatiques qui s’exécute à la force des bras en est la raison principale.

Appelées à se mesurer l’une à l’autre en improvisant tour à tour sur la musique proposée par les DJ, les équipes sont chaleureusement applaudies par les quelques 200?personnes présentes, formant un cercle autour des danseurs, dans une ambiance bon enfant. Dans le public, une vingtaine de têtes blondes, amenées pour beaucoup par leur prof de danse. Une équipe de garçons de 8 et 9 ans a même défendu ses couleurs dans la compétition. Les trois juges, Lagaet, Enano et Mario, originaires respectivement du Portugal, du Venezuela et de Suisse, ont été choisis par Sébastien Boucher, directeur du Festival Groove’N’Move: «Ils sont complémentaires: chacun maîtrise une technique différente, comme le «power move» ou le «passe-passe».

Domination française

Ils seront donc attentifs aux différents styles de danseurs: certains sont plus dans l’acrobatie, d’autres plus dans la danse. «Les différents pays d’origine des jurés assurent aussi un jugement plus global», assure-t-il. C’est qu’en danse, les frontières ne s’arrêtent pas à la douane: de nombreux participants viennent de France voisine. A l’instar des deux frères Xhahid, 23 ans, et Xhezair, 21 ans, alias Bosco Brothers, domiciliés à Annemasse: «On s’entraîne quatre à cinq fois par semaine. » Ils dispensent des cours de danse pour enfants et adultes à Lully mais ont pour ambition de vivre de leurs performances: «On cherche à se reproduire», assure l’un, rapidement repris par son frère: «Euh, à se produire, tu veux dire!» Leur danse combine aussi bien des figures que des pas, mais leur style se caractérise également par une complicité comique tirée du mime, qui rappelle étrangement le numéro «Make them Laugh» de Donnald O’Connor dans Chantons sous la pluie.

Mais la virtuosité acrobatique de Tekken Crew, duo composé des Lyonnais Audric, 21 ans, et Willy, 18 ans, est préférée à l’originalité des frères Bosco. Tekken Crew remporte donc la finale et se partage les 600 francs de récompense, alloués par le festival, qui bénéficie de subventions du Canton et des Villes de Genève et de Meyrin.

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers foisonnant de la danse urbaine, qu’ils viennent assister au Street dance consortium, le 8 mars à 19 h à l’Undertown de Meyrin. Quant aux inconditionnels, ils iront soutenir les neuf vainqueurs des présélections de Juste debout Suisse à Paris samedi 1er mars, où la compétition internationale de hip-hop investit le mythique club du Moulin Rouge.

Créé: 23.02.2014, 16h01

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