Les Genevois plébiscitent la limitation des pesticides

VotationsÀ 89,41%, la population souhaite que l’État encourage le recours à d’autres méthodes que les produits phytosanitaires.


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«C’est un score stalinien!», s’exclame Bertrand Buchs. Près de 90% des Genevois ont accepté de modifier la Constitution: l’État devra réduire les «risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires» et «encourager le développement d’autres méthodes, par un soutien économique ou technique». Le député PDC, à l’origine du projet de loi, est ravi de ce raz-de-marée. Même si l’ambition de départ, bien plus grande, visait à interdire l’importation, la vente et l’utilisation des pesticides pour les particuliers et à fixer un délai de transition pour l’agriculture. Mais cela était impossible car une telle interdiction relève de la Confédération.

Le texte approuvé dimanche s’apparente à une déclaration d’intention qui ravit tout le monde, des écologistes aux agriculteurs. «Nous sommes très satisfaits, réagit François Erard, directeur d’AgriGenève. Nous avons tout intérêt à limiter l’usage des pesticides, car ils nous coûtent cher. Cela fait vingt ans que nous y travaillons: Genève a des cultures de céréales sans fongicides ni insecticides. Mais nous ne pouvons pas nous passer de produits phytosanitaires du jour au lendemain, notamment dans la culture des fruits. Il faut savoir que même dans le bio, on utilise des produits phytosanitaires. Au consommateur de montrer qu’il est prêt, de son côté, à payer plus cher.»

Que changera ce vote concrètement? Hier, le conseiller d’État Serge Dal Busco se disait «un peu emprunté pour décrire le travail qui sera mené avec les agriculteurs. Mais je suis surpris par l’ampleur du signal que donne la population: une suite sera donnée à ce vote». De son côté, le président des Verts genevois Nicolas Walder a son idée. «Carouge a banni l’usage des pesticides dans l’entretien de ses parcs et jardins. D’autres communes font de même. Le Conseil d’Etat doit désormais prévoir la sortie du phytosanitaire du canton. C’est possible. Il faut accompagner les agriculteurs, investir dans la recherche appliquée et soutenir une agriculture moins intensive. L’objectif doit être de vendre des produits 100% bio dans la région.»

Créé: 24.11.2019, 17h41

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