Le week-end, les policiers municipaux patrouillent jusqu'à 3h du matin

Ville de GenèveDepuis le 1er janvier, les  agents tournent jusqu’à 3 h du matin du jeudi au samedi soir. Les horaires de leur centrale sont étendus.

L’augmentation du nombre d’agents a permis l’instauration des patrouilles nocturnes en fin de semaine.?

L’augmentation du nombre d’agents a permis l’instauration des patrouilles nocturnes en fin de semaine.? Image: Laurent Guiraud/Tribune de Genève

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Depuis le début de l’année, les policiers municipaux patrouillent davantage durant les nuits genevoises. Suite à une opération pilote menée cet été, la Ville a décidé de prolonger leurs tournées jusqu’à 3 h du matin chaque week-end. Une manœuvre possible, notamment, grâce à l’augmentation de l’effectif de 62% depuis 2012, selon les chiffres de la Municipalité. La Ville dispose désormais de 175 postes d’agents de  police municipale (APM), dont 19  votés en décembre. Quelque 25  nouvelles recrues s’apprêtent à suivre leur formation.

Du jeudi au samedi, les APM tournent donc jusqu’à 3 h du matin. Partout dans la Ville, mais de manière plus prononcée dans les quartiers animés des Eaux-Vives, des Pâquis, de la Jonction et de la Vieille-Ville. Pourquoi étendre les horaires même en hiver, alors que les terrasses n’ont pas encore fait leur apparition? «Les patrouilles nocturnes d’APM ont pour but de lutter contre les nuisances sonores, mais pas seulement, explique Guillaume Barazzone, magistrat en charge de l’Environnement urbain et de la Sécurité. Ils ont aussi pour mission de lutter contre la petite délinquance et les incivilités. C’est un tout.»

La centrale d’appel des APM (022 418 22 22) voit aussi ses horaires s’allonger jusqu’à 3 h. Auparavant, la police cantonale prenait le relais dès minuit. «L’objectif est que les APM puissent suivre les affaires de bout en bout, de l’appel jusqu’à l’intervention, et puissent faire preuve de davantage de disponibilité», poursuit le magistrat. Pour l’heure, la police municipale compte cinq postes disséminés dans les quartiers. Mais la Ville étudie la possibilité d’en ouvrir de nouveaux.

Menée de juin à août 2013, l’opération pilote n’avait pas comme seul objectif de placer des agents dans la rue durant la nuit. La Ville a également lancé un logiciel, baptisé Sonitus, recensant et cartographiant les bars et restaurants contrôlés par les APM, en lien avec les nuisances sonores des terrasses nocturnes. Un moyen de savoir quels établissements posent régulièrement problème ou non. Les renseignements récoltés par ce système sont en train d’être déchiffrés. «Cela nous permettra de fixer des conditions particulières lors de l’octroi des autorisations pour les terrasses», explique Guillaume Barazzone. Les services du Canton pourront aussi avoir accès à ces données. 

(TDG)

Créé: 09.01.2014, 10h15

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