Le pont de la Jonction se prépare à de vifs débats

ChantierLe rehaussement de la barrière continue à être âprement contesté. La Ville va poser des prototypes.

Dans le courant du printemps, des gabarits originaux, offrant une meilleure vue, seront testés sur site par la Ville.

Dans le courant du printemps, des gabarits originaux, offrant une meilleure vue, seront testés sur site par la Ville. Image: Laurent Guiraud

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La mauvaise humeur est retombée. Quoique. Le garde-corps aux jambes de basketteur qui court sur la passerelle ferroviaire de la Jonction, à l’origine de la fâcherie générale, continue à afficher sa hauteur problématique. La vue reste bouchée et ce n’est pas une histoire de météo hivernale.

Les opposants déclarés à cette sécurisation radicale – la barrière d’origine a été rehaussée d’un bon demi-mètre – ont donné de la voix lors des séances publiques organisées l’automne dernier par le Forum démocratie participative, servant de tribune libre aux habitants et associations des quartiers de Saint-Jean et des Charmilles. Ils ont été entendus. Plusieurs pistes sont à l’étude pour corriger ce fait accompli architectural qui ne satisfait personne, quelle que soit sa taille!

Sur le terrain politique d’abord, l'ex-PLR Vincent Schaller s’est fait l’initiateur d’un projet de délibération demandant un «crédit de 200 000 francs destiné à ramener la barrière piétonne du viaduc à une hauteur normale». La demande écrite bénéficie de l’appui de plusieurs autres membres du Conseil municipal, de droite comme de gauche. Les considérants sont en lecture devant la Commission de l’aménagement et de l’environnement, qui auditionne nos élus, mais aussi, prochainement, des représentants du Forum citoyen, histoire de poursuivre dans la saine concertation.

Le concret, lui, est dans les mains des services de Rémy Pagani. Le Département des constructions étudie actuellement plusieurs variantes et promet de mettre ses prototypes sous les yeux des usagers de ce mal nommé pont-belvédère. Comment? En insérant des gabarits originaux dans les segments qui composent le nouveau garde-corps en acier zingué. Combien? La faisabilité des modèles étudiés décidera du nombre, entre un et trois.

L’un d’eux proposera une transformation du haut de la barrière, afin d’y aménager des sortes de fenêtres, sur ville, fleuve et rivière. Les plus fâchés qui voient dans cet ouvrage l’expression d’une architecture carcérale risquent bien de saluer par la négative ce réaménagement, en soulignant par avance son aspect «meurtrière».

La référence moyenâgeuse n’est sans doute pas dans l’esthétique recherchée. D’autres retiendront l’intention louable: celle de donner un cadre au point de vue restauré. Le panorama, aujourd’hui éborgné, ayant valeur patrimoniale, il surgirait ainsi à travers un champ visuel orienté et pictural. Cette muséographie de l’œil, le nôtre, en passant, promet de jolis débats printaniers, à l’occasion de ce sondage populaire en plein air, au-dessus des eaux du Rhône et de l’Arve.

(TDG)

Créé: 30.01.2019, 19h28

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