Le jeu vidéo a désormais son bar dédié aux Acacias

MultimédiaDeux Genevois ont lancé un bar franchisé avec PC en libre accès, écrans géants et organisation de tournois.

La fondation d’aide aux entreprises du Canton les soutient à hauteur de 150 000 francs.

La fondation d’aide aux entreprises du Canton les soutient à hauteur de 150 000 francs. Image: Pierre Albouy

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Il a tout d’un bar sportif traditionnel: écrans géants qui diffusent les matches en direct et aficionados qui donnent de la voix autour d’une table et d’un verre. Sauf qu’ici, on applaudit une victoire à LOL et on sirote un Malfurion (le premier est un jeu vidéo en ligne, League Of Legend, et le second un elfe). Le Meltdown Genève est le premier bar genevois dédié à l’univers du jeu électronique et du e-sport – la pratique du jeu vidéo à la manière d’une discipline sportive. Le bar a allumé ses écrans samedi, à la route des Acacias, en présence de centaines de curieux.

Aux manettes du projet, les Genevois Steve Brandt et Garreth Reyes, 25 et 26 ans, rejoints par Samy Nasri, 27 ans. Après des études en informatique et à la Haute École de gestion, les deux amis rêvent de lancer leur propre entreprise. «L’idée d’un bar à jeu vidéo s’est imposée, c’était ma chance de pouvoir vivre de cette passion, raconte Steve. On a opté pour une franchise, Meltdown. C’était un risque en moins… et l’assurance d’un concept établi, d’une expérience – la franchise possède une trentaine de bars en Europe –, d’un réseau, de partenariats pour le matériel (ordinateurs, consoles, etc.).»

La fondation d’aide aux entreprises du Canton les soutient à hauteur de 150 000 francs, la banque suit, les économies y passent et les deux entrepreneurs atteignent finalement les 450 000 francs nécessaires. Le Meltdown Genève se concrétise. On y vient pour jouer en ligne, sur l’un des cinq PC en libre accès, ou sur console. Pour regarder des compétitions en direct. Pour simplement boire un verre. Caroline et Ludovic, 20 et 23 ans, attendent leur tour pour tâter du clavier. Le temps de jeu n’est pas chronométré «mais ça reste un bar, précise Steve. Il faut quand même consommer, et on en appelle au bon sens pour éviter de monopoliser un poste.» Pour le jeune couple, un tel lieu manquait à Genève. «On peut découvrir de nouveaux jeux, discuter avec des joueurs expérimentés. Et c’est plus convivial que d’être chez soi et de se parler par écrans interposés.»

C’est justement l’un des objectifs du lieu. «On souhaitait avant tout offrir un point de rencontre, explique Steve. Les joueurs pourront désormais se donner rendez-vous au Meltdown plutôt que sur Skype!» Pour consolider et faire vivre la scène de gamers genevois, il prévoit aussi d’organiser des tournois et autres événements. Le bar est ouvert 7 jours sur 7 et emploie cinq personnes à 100%, dont Steve et Garreth. «On a gardé nos emplois pour l’instant, pour être certains de manger à la fin du mois. Mais on en espère pouvoir en vivre un jour.» (TDG)

Créé: 23.10.2018, 20h01

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