Le difficile combat contre le trafic d’antiquités en Suisse

EnquêteLa loi pour lutter contre le trafic de biens culturels a dix ans- Le repérage des objets illicites reste un défi.

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Une nouvelle affaire risque d’entacher la place genevoise de l’art. Des objets archéologiques égyptiens ont été saisis aux Ports Francs, a appris la Tribune de Genève. Une procédure pénale est en cours. Le canton n’en a pas fini avec ses vieux démons. Et la Suisse, quel rôle joue-t-elle dans le trafic d’antiquités? Les pillages massifs depuis des mois en Syrie et en Irak inquiètent ses autorités. Enquête dans l’univers opaque du commerce des biens culturels.

La petite phrase est passée presque inaperçue lors du colloque organisé le 2 juin à Berne pour marquer les dix ans de la Loi fédérale sur le transfert international des biens culturels (LTBC). Un texte qui permet de lutter contre le trafic d’art. «Plusieurs objets archéologiques égyptiens ont été saisis il y a quelques mois aux Ports Francs de Genève», a glissé l’un des invités, Ali Ahmed Ali, directeur général du Département du rapatriement au Ministère égyptien des antiquités.

A Genève, le Ministère public confirme avoir ouvert une procédure en décembre, à la suite d’une dénonciation de l’Administration fédérale des douanes. Conduite par le procureur Claudio Mascotto, «elle porte sur des biens archéologiques d’Egypte soupçonnés d’avoir été soit volés, notamment dans un musée, soit excavés lors de fouilles illicites», explique le porte-parole Henri Della Casa. L’Egypte a indiqué à l’Office fédéral de la police (Fedpol) plusieurs objets soustraits selon elle au patrimoine national égyptien. «Sept d’entre eux ont pu être séquestrés dans un entrepôt loué par un marchand d’art aux Ports Francs de Genève.» Ils dorment ici depuis des années, selon nos informations.

La Suisse fait figure de bon élève

Preuve d’une activité frauduleuse importante ou de l’efficacité d’une lutte accrue? «Le degré de vigilance reste élevé à Genève, car c’est une place traditionnelle d’échanges en matière d’antiquités en Europe: marchands et collectionneurs s’y rencontrent. Et ses Ports Francs, où sont entreposés de précieuses marchandises, ont été utilisés par le passé pour mener des trafics d’antiquités d’envergure», analyse Jean-Robert Gisler, coordinateur en matière de biens culturels au sein de Fedpol. Mais aujourd’hui, «Genève ne semble plus être aussi attractive pour ceux qui chercheraient à écouler de nouvelles pièces».

Car la Suisse a serré la vis. «Elle a joué un rôle très négatif entre les années 80 et le début des années 2000, rappelle Marc-André Haldimann, docteur en archéologie, chercheur associé à l’Université de Berne. Les affaires Medici et Becchina ont déclenché une prise de conscience (lire l’encadré).» Depuis, notre pays fait plutôt figure de bon élève au niveau européen. Le cadre légal s’est durci avec l’entrée en vigueur en 2005 de la LTBC, exigeant notamment des professionnels de tenir pendant trente ans un registre dans lequel est mentionnée l’«origine du bien culturel». Et pour renforcer la lutte, les douanes ont vu leurs prérogatives élargies en 2009. «La Suisse est devenue la queue de la comète du trafic d’antiquités, comparée à l’Angleterre, la France, la Belgique, moins armées au plan légal. Mais elle n’est pas à l’abri», souligne Marc-André Haldimann.

L’activité ne faiblit pas. Alerté par les douaniers à 208 reprises l’an dernier pour des soupçons d’introduction illégale de biens culturels, l’Office fédéral de la culture (OFC), indique avoir lancé une recherche approfondie dans 106 cas. Au final, 19 procédures pénales ont été ouvertes pour des cas de violation possible de la LTBC. Des enquêtes en hausse par rapport à 2013, mais dans la moyenne des dernières années. Parmi les pays touchés figurent l’Egypte, la Grèce, l’Italie, Chypre, la Colombie ou la Chine.

Si le dispositif est jugé satisfaisant par les spécialistes, les moyens déployés le sont moins. Les douanes réalisent 90% des contrôles en matière de biens culturels. Or, sur le terrain, seuls quatre ou cinq employés spécialisés sont affectés aux Ports Francs, à la Praille, où transitent chaque jour 40 à 45 tonnes de marchandises sensibles. Quant à l’OFC, «il réalise 10% des contrôles, auprès des marchands d’art», selon Benno Widmer, chef du service spécialisé Transfert international des biens culturels. Les autorités savent que l’ampleur des pillages récents en Syrie et en Irak mettra à l’épreuve leur système de surveillance. Le marché est-il déjà touché?

Des statuettes, des bols syriens. Un buste de Palmyre. Un clou de fondation venant d’Irak. Ces objets mis en vente en Suisse romande ont-ils été importés illégalement? A savoir après 2011, date retenue par Berne pour interdire le commerce hautement risqué des antiquités provenant de Syrie, ou après 1990, concernant l’Irak. Impossible à dire puisque leur provenance n’est pas indiquée. «On ne peut pas tout mettre sur Internet», se défend Ali Aboutaam, président de la société Phoenix Ancient Art, sise à Genève et New York. Attardons-nous sur la figurine d’origine syrienne de 8 cm, au prix de 2260 fr. «Cette statuette est un multiple. Il en existe des centaines sur le marché au Liban, raconte le Genevois d’origine libanaise. Elle a été acquise, avec d’autres objets, par mon père à Londres, à la fin des années 80. A l’époque, on achetait sans document.» Il faut donc croire Ali Aboutaam sur parole. Et s’en tenir à un constat d’inventaire réalisé à Genève en 2002, sur lequel figure l’Amorrite en terre cuite.

Le même marchand a affolé l’Unesco, la police fédérale, Interpol et même le FBI, a récemment raconté Bilan. En raison d’une pièce proposée à la vente: un buste de Palmyre. Du nom de cette cité gréco-romaine au cœur du désert syrien tombée fin mai aux mains du groupe Etat islamique. «Nous avons été alertés il y a deux mois. Des recherches ont été réalisées, confirme Jean-Robert Gisler. Mais il s’avère que ce buste n’est pas arrivé récemment en Suisse.» Ainsi, il ne contreviendrait pas à l’ordonnance d’interdiction d’entrée des biens syriens. Et il n’y a pas de procédure ouverte, selon nos sources.

«Il y a une zone grise»

D’autres questions portent sur un clou de fondation en argile gravé, de 15 cm de haut, d’origine irakienne. Une pièce rare vendue 3000 francs sur le site d’une société vaudoise, Aut’antic. L’associée gérante assure qu’il est issu d’une ancienne collection. «Je l’ai acheté il y a au moins cinq ans à un Suisse d’une septantaine d’années qui le tenait de son père», raconte Chantal Collomb-Clerc, sans livrer de nom. Cette «passionnée d’archéologie» n’en sait pas plus sur son origine. Là encore, il faut faire confiance.

Pas de quoi rassurer Marc-André Haldimann. «L’absence de provenance étayée est une source d’inquiétude. Dans le cas des multiples, qui se ressemblent tous, il est donc aisé d’écouler ceux acquis avant les restrictions et ceux qui auraient pu arriver après. Difficile de savoir si ces petites pièces enfreignent les dispositions fédérales. Il y a une zone grise», constate-t-il.

Les deux marchands disent ne pas avoir vu passer d’éléments sortis récemment de Syrie et d’Irak. «Si cela arrivait, je pense qu’il faudrait les récupérer pour les sauver. J’appellerais la police», estime Chantal Collomb-Clerc. Elle assure avoir refusé une proposition de ce genre, après la seconde guerre d’Irak en 2003. «Je participais à une brocante à Genève. Deux Irakiens étaient venus avec deux énormes valises pour me proposer des choses qu’ils venaient de ramener. Cela m’avait choquée.» Ali Aboutaam se souvient d’avoir reçu quelques propositions de personnes cherchant à céder des objets mésopotamiens. «Un monsieur de Dubaï m’a apporté il y a un an et demi cinq ou six statuettes de style sumérien. Des faux. Il disait les avoir achetées à Dubaï.»

Présenter des œuvres irréprochables, c’est aussi le défi des maisons de vente aux enchères. Un message qu’a voulu faire passer le directeur général du bureau zurichois de Christie’s, l’un des orateurs du colloque à Berne. «Si vous apprenez qu’on vous propose de vendre un objet volé, que faites-vous?» a alors interrogé Jean-Robert Gisler, dans le public. Réponse embrouillée du responsable, évoquant l’engagement d’une médiation. «Il est un devoir de dénoncer les vols à la police», rappelle en aparté le spécialiste de Fedpol.

«Comment faire confiance aux maisons de vente aux enchères?» a interpellé durant ce même colloque Ali Ahmed Ali, après avoir livré des cas de biens volés en Egypte réapparus récemment en Angleterre et en Allemagne. Visiblement, le combat n’est pas fini.


Le coup des fausses factures jaunies

Comment s’assurer de la provenance d’un objet archéologique? Témoignages d’un collectionneur et d’un conservateur.

Traçabilité. C’est devenu le saint graal pour l’acquéreur d’une pièce archéologique, dans un contexte où lois et morale obligent à s’assurer qu’elle n’a été ni volée ni tirée d’une fouille illégale. C’est plus facile à dire qu’à faire. Explications données par l’un des plus grands collectionneurs d’objets antiques dans le monde, le Vaudois Jean Claude Gandur, et par Jean-Luc Chappaz, conservateur au Musée d’art et d’histoire (MAH) de Genève.

De retour de Rome, où il a donné une conférence sur le trafic des biens culturels, Jean Claude Gandur passe pour «Monsieur Propre». «J’ai la volonté d’exposer mes collections dans un musée. Comme elles vont être sous les feux des projecteurs, il a fallu entamer un travail de nettoyage pour trouver d’éventuels objets litigieux.» Il n’en a pas encore trouvé parmi ses 1300 pièces, dont la moitié a été examinée. «Ma fondation et moi-même sommes devenus de plus en plus vigilants depuis la fin des années 90», assure-t-il. Les mentalités et les lois ont évolué. «Auparavant, demander des documents n’était pas dans les habitudes. Il ne faut pas refaire l’histoire», tranche Jean Claude Gandur.

Pour être en règle de nos jours en Suisse, il faut respecter la Loi sur le transfert des biens culturels (LTBC). En prouvant que l’objet acquis se trouvait dans une ancienne collection hors du pays source avant 2005 ou en démontrant qu’il n’a pas été volé ou exporté illicitement après 2005. Pour les musées, l’exigence est encore plus importante, afin de respecter la convention internationale de l’Unesco sur les biens culturels, datant de 1970. «Les musées doivent remonter la traçabilité aussi loin qu’ils le peuvent», estime Jean-Luc Chappaz, responsable du domaine archéologie au MAH, où l’effort est toujours en cours.

«Le marché est noyé!»

Belle intention, mais comment faire? La preuve doit être apportée par le document. «La facture ne suffit pas. Il faut réclamer par exemple des documents indiquant qui était le ou les propriétaires précédents, éclaire Jean Claude Gandur. Un objet important ne sort pas sur le marché du jour au lendemain. Il a une histoire qu’il faut vérifier. Un prix trop bas peut aussi être un signal d’alarme. Si l’on me propose un objet soi-disant d’importance, je dois me demander pourquoi aucun musée ne l’a acheté auparavant…» Un travail d’enquêteur en somme, qui repose beaucoup sur l’expérience, la connaissance du réseau et la confiance.

Le problème, c’est les petits objets, amulettes, statuettes ou autres, fabriqués à des centaines, voire des milliers d’exemplaires. Des multiples, comme on les appelle. «En Egypte par exemple, on n’a pas eu le temps de répertorier ces milliers d’objets. Alors, quand ils apparaissent sur le marché, il est impossible d’avoir la certitude qu’ils n’ont pas été volés. Vous ne pourrez jamais lutter contre le trafic des multiples», affirme-t-il.

Le collectionneur ne fait pas confiance à tous les professionnels. «Bizarrement, je n’ai jamais vu autant de petits objets syriens dans les petites ventes aux enchères en France. Le marché en est noyé! Elles proposent des objets de Mésopotamie sans provenance. C’est douteux avec ce qu’il se passe en Syrie et en Irak.» L’homme d’affaires n’y va pas par quatre chemins: «Certains marchands font leur métier et d’autres sont des gangsters.»

Les techniques de ces derniers? «Des marchands fabriquent des preuves de l’origine d’une pièce. Ils prennent du papier jauni à en-tête d’un magasin fermé depuis des lustres, l’introduisent dans une vieille machine à écrire et confectionnent de fausses factures. Ils peuvent aussi fabriquer de faux tampons de douanes. Le dépistage devient de plus en plus difficile», raconte sans rire Jean Claude Gandur. «J’ai vu de fausses factures», confirme Jean-Luc Chappaz. Qui pratique ce jeu digne d’un polar? Personne ne cite de noms. Mais le chercheur genevois évoque un Parisien. «Et je ne peux pas exclure que des gens procèdent ainsi en Suisse.»

Une autre technique consiste à rendre l’objet douteux crédible. «Il existe une filière d’antiquaires entre Zurich, Bâle, Bruxelles, Paris et Londres qui se revendent entre eux des biens. De cette façon, on fait croire que l’objet est propre», relève Jean Claude Gandur.

Lui propose-t-on des pièces suspectes? «Je vois de 300 à 400 objets par an de façon proactive. On m’appelle rarement pour me faire des propositions. En fait, beaucoup ont peur de moi, sourit-il. Je m’appuie sur quelques marchands sérieux. J’ai restreint leur nombre à deux ou trois, qui ne sont pas à Genève.»

Qu’en est-il des biens issus des zones de conflit syriennes et irakiennes? Il n’a pas vu passer ce genre de cas. Jean-Luc Chappaz non plus. Mais ce n’est pas exclu. Ce dernier évoque une anecdote édifiante. «Après le déclenchement de la seconde guerre d’Irak, en 2003, des réfugiés d’origine irakienne m’ont appelé pour me proposer d’acheter des pièces, soi-disant trouvées dans le jardin de leur oncle. Sur la base de photos, j’ai vu qu’il s’agissait de falsifications grossières. Ils étaient naïfs et s’étaient probablement fait gruger par des compatriotes. Mais les vrais trafiquants ne frappent pas aux portes des musées.»

Ne pas jouer au sauveur

Les acheteurs réguliers d’objets archéologiques sont au nombre de 3000 à 4000 dans le monde, estime Jean Claude Gandur. «Les plus dangereux sont les nouveaux collectionneurs, au Moyen-Orient et en Extrême Orient, car ils ne tracent rien.»

Face à la mise en péril de trésors de l’humanité, l’acquéreur ne doit pas jouer au sauveur, estiment les deux spécialistes. «Aujourd’hui, le seul moyen d’éviter les pillages, c’est d’agir sur les collectionneurs et les institutions muséales pour qu’ils ne participent pas directement ou indirectement à des pillages, exprime Jean Claude Gandur. Si vous achetez des objets de ce genre dans le but de les sauver, vous ne faites qu’entretenir le pillage.» (TDG)

Créé: 09.06.2015, 22h12

«Les pièces de qualité n’arriveront pas sur le marché européen  avant trois ans»

Le pillage d’objets archéologiques en Syrie et en Irak est devenu une arme de guerre. Il finance en partie le groupe Etat islamique (EI), Daech en arabe. Comment ce trafic est-il organisé et quelle est la destination de ces pièces?
«Les pillages archéologiques ne sont pas nouveaux, mais aujourd’hui ce fléau marque par son ampleur», a alerté Françoise Bortolotti, coordinatrice à l’Unité des biens culturels d’Interpol, invitée à un colloque organisé le 2 juin à Berne.

Concrètement, des paysans des zones touchées, les traditionnels fouilleurs, des bandes de trafiquants plus ou moins organisées vont à la chasse au trésor. Le groupe EI leur laisse le champ libre, à condition qu’ils paient une taxe. Il emploie aussi de force des archéologues indigènes. Le gain pour Daech est difficilement chiffrable. Mais il s’agirait de sa plus grande activité commerciale après le pétrole, générant des dizaines de millions de dollars, selon des responsables irakiens cités lundi dans le Washington Post.

Quelles routes empruntent les antiquités volées? Celles-ci sont envoyées en Turquie, en Jordanie ou au Liban, selon l’Unesco. De petits objets sont mis en vente sur des marchés à ciel ouvert ou entreposés. Ensuite? Les informations dont disposent les spécialistes sont rares. Le circuit passe par les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite ou encore Hongkong. «Une partie des pièces vont être «blanchies». On va chercher à leur créer une fausse identité grâce à divers documents montrant par exemple qu’elles sont issues de fouilles ou de collections anciennes, explique Marc-André Haldimann, chercheur associé à l’Université de Berne. Elles restent dans des entrepôts, détenues par des sociétés. Des grossistes vont ensuite se charger de les commercialiser auprès de marchands qui ont accès au marché européen, américain et asiatique.»

L’avenir d’une pièce dépend de son intérêt esthétique. «Pour les objets de qualité muséale, plus rares, le processus de lavage est long. Ils n’arriveront pas sur le marché européen avant au moins trois ans», analyse Marc-André Haldimann. «La plupart des objets ne sont probablement pas encore arrivés jusqu’ici, confirme Mechtild Rossler, directrice adjointe à la Division du patrimoine de l’Unesco. Mais certains sont déjà vendus sous le manteau, sur Internet, où ils restent en ligne quelques instants. Ils sont ensuite envoyés par la poste, cachés dans des copies – comme des poupées russes – qui sont exportées, ou encore sont mis en vente aux enchères.»

Un trafic qui reste très opaque. «Nous ne pourrons mesurer son impact que dans sept ou dix ans», livre-t-elle. Le défi consistera alors à pouvoir déceler ces objets illicites.
S.R.

Deux scandales

Le 13 septembre 1995, une perquisition a lieu aux Ports Francs de Genève, dans l’entrepôt d’un marchand d’art italien, Giacomo Medici, où se trouvent quelque 4000 objets. Certains sont issus de fouilles clandestines menées en Italie. Organisé comme une mafia, ce trafic implique marchands, collectionneurs et musées. Autre cas retentissant, celui du marchand Gianfranco Becchina, dont des locaux à Bâle sont perquisitionnés en 2001. Ces deux affaires font de la Suisse le centre du trafic de biens culturels dans le monde et marquent un tournant. Un profond changement législatif va s’opérer. La Loi fédérale sur le transfert des biens culturels entre en vigueur en 2005 et la nouvelle Loi sur les douanes, en 2009. S.R.

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