Le Conseil d’Etat interdit le gaz de schiste

ENERGIE Le gouvernement genevois dit non à l’exploration et l’exploitation de cette ressource énergétique.

Photo d'archive, Saint-Julien en Genevois, le 11 février 2012, une manifestation contre le gaz de schiste a rassemblé plus de 1'500 personnes. © Magali Girardin

Photo d'archive, Saint-Julien en Genevois, le 11 février 2012, une manifestation contre le gaz de schiste a rassemblé plus de 1'500 personnes. © Magali Girardin

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En réponse à une motion, le Conseil d’Etat a décidé d’interdire l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. Cette interdiction devrait être inscrite dans le projet de révision de la loi sur les mines, actuellement à l’étude dans le cadre du projet Géothermie 2020.

Le gouvernement a pris cette décision afin de protéger les ressources en eau du canton qui pourraient être polluées. L’extraction du gaz de schiste utilise en effet la très controversée technique de la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter dans le sous-sol de l’eau à très forte pression et des produits chimiques. Cette crainte semble d’ailleurs étayée par une récente étude universitaire aux Etats-Unis, qui a révélé une contamination des nappes d’eau à proximité de sites d’exploitation du gaz de schiste.

En septembre dernier, le Conseil d’Etat avait déjà écrit au préfet de la région Rhône-Alpes pour lui faire part de sa préoccupation après que la France a accordé en 2009 un permis de recherches d’hydrocarbures à trois sociétés pétrolières, qui s’étend sur tout le Pays de Gex, ainsi que sur la partie frontalière de la Haute-Savoie jusqu’aux environs de Cruseilles. Le Conseil d’Etat demandait au préfet de l’informer de toute demande visant à réaliser un forage exploratoire pour le gaz de schiste dans la région. Il voulait également être tenu au courant des mesures prises pour protéger les eaux transfrontalières.

Par ailleurs, le Conseil d’Etat a modifié le règlement d’application de la loi sur les mines en y ajoutant un chapitre sur la géothermie profonde. Cela permettra aux Services Industriels de Genève (SIG) d’aller de l’avant dans leur programme de prospection, prévu dans le cadre du projet Géothermie 2020. La campagne de prospection pourrait démarrer encore cette année. Son coût est estimé à 100 millions de francs.

Le gouvernement précise que la technique utilisée pour la géothermie n’a rien à voir avec celle liée au gaz de schiste. Il s’agit en effet seulement de réaliser des forages pour atteindre des nappes d’eau chaude existantes. Toutefois, si celles-ci devaient se révéler difficilement accessibles, il pourrait être envisagé dans un second temps d’avoir recours à la fracturation hydraulique (mais sans produits chimiques) afin de créer artificiellement des cavités.

(TDG)

Créé: 26.06.2013, 17h10

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