La vidange partielle du Rhône est reportée d'un an

EnvironnementGrâce à la crise sanitaire, les poissons et les oiseaux d'eau obtiennent un répit.

La dernière vidange partielle du Rhône avait eu lieu en mai 2016.

La dernière vidange partielle du Rhône avait eu lieu en mai 2016. Image: Laurent Guiraud

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«Enfin, une bonne nouvelle!», diront sans doute les amoureux de la nature. La vidange partielle du Rhône, qui était prévue du 25 mai au 6 juin, est reportée d'un an à cause de la crise sanitaire. Les poissons et les oiseaux d'eau, qui pâtissent chaque fois de ces opérations visant à évacuer les sédiments s'accumulant dans le lit du fleuve, obtiennent donc un répit d'un an.

Le protocole d'accord transfrontalier pour la gestion sédimentaire concertée du Haut-Rhône, signé en 2015 entre les autorités française et genevoise, prévoit un abaissement partiel du niveau du Rhône tous les trois ou quatre ans, entre le lac Léman et Lyon. Mais la conduite de ces opérations aurait nécessité, dès maintenant, une importante mobilisation du personnel des Services Industriels de Genève (SIG), de la Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (SFMCP) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) du côté français, qui exploitent les divers barrages sur le fleuve. Sans compter, lors de la vidange elle-même, l'implication des volontaires venus aider au sauvetage de la faune aquatique. Le contexte sanitaire actuel de confinement généralisé impose aux SIG et à leurs homologues français de limiter strictement la mobilisation de leurs équipes.

A Genève comme en France, le Rhône fournit des ressources hydroélectriques importantes grâce aux barrages construits sur son cours. Ces ouvrages entraînent localement une accumulation de sédiments – limons, sables, etc. – dans le lit du fleuve. Ce processus inévitable peut conduire à une augmentation du risque d'inondation sur certains tronçons et au centre de Genève, comme par exemple pour le quartier genevois de la Jonction. Une élimination régulière des dépôts de sédiments est donc indispensable, estime le Département genevois du territoire (DT). La question est toutefois controversée et les milieux de la pêche, notamment, souhaiteraient qu'on y mette définitivement un terme, car de nombreux poissons périssent lors de ces vidanges, qui assèchent les rives du Rhône et augmentent fortement le taux de matières en suspension dans l'eau.

Toutefois, depuis la dernière vidange, on ne pratique plus l'abaissement total du niveau d'eau comme auparavant, mais seulement un abaissement partiel, qui permet de limiter un peu les dégâts.

Le DT assure que la protection des personnes et des biens contre les crues reste assurée. En effet, le niveau de comblement actuel de la retenue de Verbois permet de disposer d’une marge de sécurité supérieure à une année par rapport au niveau de comblement total. Les deux dispositifs complémentaires aux abaissements prévus par le protocole, à savoir les dragages ponctuels ainsi que l’accompagnement du transit des sédiments lors des crues de l’Arve, seront intensifiés en cas de besoin.

Créé: 24.03.2020, 11h47

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