La rénovation réussie du viaduc de la Jonction mise sur la sécurité

AménagementLa passerelle piétonne a été considérablement agrandie comme a été rehaussé le garde-corps qui fait office de barrière.

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Pendant près de deux ans, des avis de «travaux exceptionnels» ont rythmé le quotidien contrarié des pendulaires de proximité vivant entre les hauteurs de Saint-Jean et le Bois de la Bâtie. Leur viaduc historique, construit au sortir de la Seconde Guerre mondiale, était en chantier.

Du lourd, du génie civil de grande ampleur s’inscrivant dans une planification complexe, des engins inhabituels acheminés sur site, visibles de loin uniquement, car le pont ferroviaire de la Jonction était devenu inaccessible à tous.

Les plus impatients comptaient les jours jusqu’à sa réouverture, d’abord annoncée pour fin novembre 2017, puis fixée au 22 décembre. Les panneaux d’interdiction ont été retirés à la date dite. Noël pour tous les amateurs de mobilité douce au-dessus du fleuve. «Un vrai cadeau», lâche une habituée de ce tronçon, en découvrant de plain-pied sa partie piétonne, considérablement agrandie, vraie signature populaire de cette rénovation réussie. Avant, on se croisait dans moins de 1,50 mètre, sur cette étroite chaussée longeant les voies, faisant collection d’embrouilles entre promeneurs contemplatifs et cyclistes. Pile à l’endroit où la vue citoyenne plonge sur la confluence (sic) du Rhône et de l’Arve, les échanges n’étaient pas toujours poétiques. L’élargissement spectaculaire de la passerelle – on cohabite désormais dans 3,70 mètres – devrait réconcilier les esprits, tout en augmentant encore le capital photogénique d’un spot qui permet d’immortaliser la ville de la pointe de la Jonction jusqu’au Jet d’eau.

Permettait. Sous l’angle de la prise de vue comme de la vision panoramique, les choses sont sensiblement différentes. Le garde-corps en acier zingué – la barrière du pont si l’on préfère – a lui aussi gagné en centimètres, sauf qu’il a pris de la hauteur, atteignant 1,55 mètre. Pour les gabarits de basketteur, cela ne pose aucun problème; pour les tailles moyennes, l’entrave visuelle n’est effectivement pas anodine.

Le panorama urbain se devine désormais entre deux barreaux. C’est le prix à payer pour s’aligner sur les critères de l’époque, qui font passer le sécuritaire avant l’esthétique. Certains se félicitent du choix pris, d’autres fustigent des décisions frileuses bâties sur la peur et le pire.

Ce n’est pas exactement le vocabulaire utilisé par les membres de l’Association Stop Suicide. Lesquels ont participé au processus, en étant dès le départ consultés et écoutés. La prévention, ici, repose sur des éléments concrets. La hauteur du garde-corps d’origine était de 1,10 mètre. Elle a été jugée trop peu dissuasive, insuffisante aussi pour prévenir les éventuels accidents, en lien avec le nombreux public qui demain pédalera, marchera et se donnera rendez-vous sur cette voie verte haut perchée.

(TDG)

Créé: 11.01.2018, 21h09

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