La rénovation du 1-3 rue Lissignol en voie de sauver sa peau

Conseil municipalMenacé, le crédit de 7,3 millions a trouvé une majorité grâce à l'appui du MCG, mais le vote définitif a été reporté.

Les locataires qui habiteront l'immeuble seront désormais soumis aux mêmes règles pour le calcul de leurs loyers que les autres locataires de la Gérance immobilière municipale.

Les locataires qui habiteront l'immeuble seront désormais soumis aux mêmes règles pour le calcul de leurs loyers que les autres locataires de la Gérance immobilière municipale. Image: Pierre Abensur

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Les jeux étaient loin d'être faits lorsque le Conseil municipal de la Ville de Genève a débuté, mercredi après-midi, son débat sur le crédit de 7,3 millions de francs destiné à la rénovation de l'immeuble de la rue Lissignol 1-3, situé dans le quartier de Saint-Gervais. En Commission des travaux, une courte majorité avait en effet refusé la demande de Rémy Pagani. Mais, hier, le MCG (qui s'était abstenu en commission) a fait pencher la balance en faveur de l'acceptation que défendaient le PS, Ensemble à Gauche et les Verts. Il faudra toutefois attendre une prochaine séance pour en avoir la confirmation puisqu'un troisième débat a été demandé et obtenu par le PLR Adrien Genecand.

Le montant conséquent du crédit ne constituait pas le problème principal pour la droite (PLR, PDC et UDC). Ce qui la chicanait était le fait que les logements, une fois rénovés, allaient revenir - par le biais d'un bail associatif - à l'association qui est déjà actuellement au bénéfice d'un contrat de confiance. «On offre un privilège à une petite minorité de gens qui ont été logés presque gratuitement pendant des années, car c'est la collectivité qui va financer leurs logements», a déploré le PDC Alain de Kalbermatten. «Cela fait 25 ans que ces gens sont là, cela s'appelle une rente de situation», a complété le PLR Guy Dossan.

La vision de la gauche est tout autre. Rappelant l'historique du quartier de Saint-Gervais, les années de folle spéculation, le mouvement squat des années 80 et les contrats de confiance inventés par le libéral Claude Haegi, la socialiste Nicole Valiquer a demandé à la droite «de ne pas prendre en otage ce projet de rénovation pour régler des comptes avec une histoire passée.»

Très attendue, la position du MCG a été claire et, une fois n'est pas coutume, consensuelle. «Nous devons solder le passé, a déclaré Carlos Medeiros. Soyons pragmatiques! On ne va quand même pas jeter à la rue des pauvres pour y mettre des un peu moins pauvres. Si la situation était si scandaleuse, il fallait les virer il y a longtemps.»

De son côté, le conseiller administratif Rémy Pagani a plusieurs fois insisté sur le fait que les locataires qui habiteront l'immeuble seront désormais soumis aux mêmes règles pour le calcul de leurs loyers que les autres locataires de la Gérance immobilière municipale. En clair, ils verseront un vrai loyer en fonction de leurs revenus, alors que jusqu'à maintenant seul un versement symbolique à une association était prévu.

Si le crédit est adopté en novembre, les travaux pourraient débuter trois mois plus tard puisqu'une autorisation de rénover est en force. Cette réhabilitation constitue la dernière grosse opération du programme de rénovation du quartier historique de Saint-Gervais qui a été lancé en 1995. La Ville de Genève y a déjà investi plus de 30 millions de francs. (TDG)

Créé: 29.10.2014, 21h46

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