La radiologie des HUG dévoile ses dessous

Portes ouvertes Les techniciens en radiologie ont accueilli le public samedi aux HUG pour mieux faire connaître leur métier.

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«On ne peut rien nous cacher». Ce n’est pas le slogan de la Stasi, mais l’intitulé de la journée portes ouvertes organisée samedi par les techniciens en radiologie de dix hôpitaux romands, dont les HUG. Pour ses 45 ans, leur association suisse, l’ASTRM, a voulu présenter au public une profession méconnue, qui a ceci de commun avec l’espionnage, qu’on y œuvre aussi dans l’ombre pour scruter les dessous de l’être humain.

«Le monde de la radiologie, c’est des couloirs, c’est au sous-sol, il fait sombre, mais c’est sympa quand même!» lance Yannick Andermatt, un stagiaire des HUG qui emmène un petit groupe de curieux pour une visite guidée d’une bonne heure. Sympa, ça dépend pour qui... On commence par la salle du scanner, cet oiseau de mauvais augure. Mais comme il n’est pas là pour se faire ausculter, le public est très détendu en écoutant les spécialistes en expliquer le fonctionnement.

L’hyperréalisme et le détail des images 3D en imposent aux visiteurs. «Vous faîtes combien d’examens par jours?» demande Roberto Corrazin, qui se dit très impressionné par ces machines. «Nous faisons un scanner toutes les vingt minutes, répond la radiologue. Et nous travaillons aussi régulièrement la nuit et le week-end pour les urgences.»

Les dangers de l’IRM

La visite se poursuit à l’IRM (imagerie par résonance magnétique). L’engin fonctionne comme un énorme aimant. «Il y a en permanence un champ magnétique extrêmement puissant dans la salle, explique Nathalie, la spécialiste de l’IRM. C’est pour cela qu’il est strictement interdit d’entrer avec le moindre objet en métal sur soi. Par exemple, cette chaise serait happée et il faudrait plusieurs tonnes de puissance pour pouvoir la décoller.» Les visiteurs peuvent tester eux-mêmes la puissance du champ magnétique, en tenant une ficelle au bout de laquelle un petit objet en métal reste magiquement suspendu dans le vide. «Je n’aurais jamais cru que le champ magnétique était aussi fort!» confie Daniel, un jeune homme qui veut devenir ingénieur, et qui est venu avec son frère David, lequel se destine à la médecine. «J’ai appris beaucoup de choses et le dialogue avec les professionnels est intéressant.»

Peluche aux rayons X

D’autres démonstrations ludiques sont proposées à l’intention des enfants. A la radiologie par rayons X, on examine un patient très placide: un ours en peluche coiffé d’un bonnet médical et dont le museau est recouvert d’un masque hygiénique. Tout le monde se presse derrière la vitre plombée pour éviter de se faire irradier quand on lance la machine. Puis, il faut reconnaître des objets cachés dans une boîte passée aux rayons X. Le tour s’achève par un cours pratique sur la manière de poser un cathéter, utilisé pour injecter des produits de contraste qui permettent de mieux révéler les organes scrutés.

La pluie aidant, la journée portes ouvertes de samedi a rencontré un certain succès, puisque les HUG ont reçu quelque 300 visiteurs.

Créé: 06.11.2016, 21h35

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